Les fléaux relevés sont surtout la violence, le banditisme, l’insalubrité publique, la nuisance sonore et la prostitution. Dans leur réquisitoire, ces insurgés contre l’incivisme regrettent que le gain facile dépersonnalise les gens au point de « louer leur maisons et locaux à des personnes aux mœurs suspectes » ou encore de créer carrément des sortes d’auberges où seront entassées telles des sardines des personnes locatrices et ceci dans un environnement familial ou de quartier qui sera de fait violé et engendrera la dégradation du cadre de vie de tout le voisinage. Ils parlent aussi « d’immeubles entiers occupés exclusivement par des prostituées et d’établissements scolaires, domiciles et autres, transformés en discothèque qui diffuse à plein volume des gémissements bestiaux en guise de musique ».
Ils n’omettent pas de parler de tentes recyclées en maisons closes ni de banditisme, vols et agressions sur la voie publique et de l’absence totale d’hygiène par la multiplication de dépôts d’ordures et de décharges sauvages. Même l’obstruction de l’ex-RN 9 par les pratiquants aux horaires des prières, à proximité de la mosquée, a été relevée et les services de sécurité ont été indexés pour ne pas avoir interdit les stationnements anarchiques qui s’y produisent. Le non renforcement des structures sanitaires en effectif pour la saison estivale où le nombre de la population augmente a été aussi souligné. Cet enchaînement de reproches et de lacunes civiques constatées est considéré par ces rédacteurs comme une dégradation généralisée qui interpelle tous les citoyens qui doivent agir par des actions pacifiques à la mesure des défis à relever pour éviter que la paisible commune d’Aokas ne devienne une plaque tournante de l’un de ces fléaux.
En conclusion, ils appellent les pouvoirs publics à ramener en premier lieu ce pourrissement à de moindres proportions en procédant à un train de mesures qu’ils énumèrent et enfin ils revendiquent pour la localité un plan de développement digne de ce nom. Cette déclaration datée du 11 septembre à été titrée : « S. O. S, population en danger ».
En scrutant de très près ce qui a été rapporté, effectivement il y a lieu de penser que la population est réellement en danger.
A. Gana
