Une commune « en panne »

La commune a pourtant bénéficié d’un programme spécial de développement pour une enveloppe globale de 300 millions de dinars répartie sur trois années (2007/2008/2009) soit 100 millions par année. La ville de Seddouk s’est taillée la part du lion avec 80 millions de dinars et les villages ont bénéficié du reste avec seulement 20 millions à répartir sur les 12 bourgades enclavées que compte cette commune, soit 1,6 million chacune après un partage équitable bien sûr.

« C’est une goutte d’eau dans l’océan: 1,6 million pour un village.

C’est un montant qui ne suffirait pas à réaliser un banal projet », dira un villageois attablé à la terrasse d’un café, et un citadin partageant la même table lui emboîtant le pas de rétorquer : « Yewan ouakaz ighewerhane » (c’est la même galère pour tous) en lui précisant que si la ville a bénéficié d’une telle cagnotte qu’est-ce qui a changé pour elle ?

Ce qui est le plus surprenant en effet, c’est que la ville se dégrade de plus en plus et pour exemple beaucoup de rues sont saturées de tranchées, crevasses et nids-de-poule rendant certaines d’entre elles difficilement praticables de par les détériorations avancées l’on constate souvent des des trottoirs défoncés. Si l’on s’en tient à cela, l’ouverture de grands chantiers attendent cette nouvelle APC qui gère une commune de grande envergure sur l’échiquier de la wilaya et qui accuse un déficit infrastructurel incommensurable. A titre d’exemple : une zone d’activité créée, il y a environ 15 ans et qui ne démarre pas encore, un abattoir en construction abandonné à son triste sort, divers projets notifiés tardant à voir le jour tels les aménagements urbains de la ville, la crèche et la bibliothèque communale ainsi que le siège de la Garde communale. Et la liste n’est pas exhaustive… Pendant que l’argent dont dans les caisses, les citoyens souffrent de la dégradation de leur cadre de vie dans les cités. A qui la faute ? Telle est la question que se pose le citoyen aujourd’hui.

L. Beddar