Le wali remet les pendules à l’heure et rassure

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A l’image de Aïn Laloui où seulement 3 locaux ont été aménagés sur les 100 initialement assurés par le programme quinquennal du président de la République. La séance d’hier, en présence de la secrétaire générale de la wilaya et du président d’APW, a débutée d’emblée sur la problématique assiettes foncières rencontrée par les cinq communes n’ayant toujours pas entamé la réalisation des locaux. A ce sujet le wali signalera aux représentants de daïras et aux P/APC présents que des terrains ont été dégagés dans ces localités. La deuxième décision prise concerne les locaux abandonnés. C’est le cas dans la daïra de M’chedallah, où plusieurs locaux construits durant les années 90. On apprendra sur ces ouvrages laissés à l’abandon que le CTC a remis un rapport dans lequel il est fait mention de la démolition pure et simple de ces locaux. Le wali s’est alors interrogé sur ce cas : «Pourquoi avez-vous permis a de jeunes chômeurs de s’installer dans ces lieux s’il y a un risque ?». Concernant la ville de Bouira, ce sont les bâtiments des aswak qui ont été réaménagés au profit des chômeurs. M Bouguerra, affirmera que la distribution de ces locaux n’est pas une chose simple et il insistera sur la nécessité d’adapter des principes de transparence tout en impliquant la participation des élus locaux. Le wali rappellera que le comité de daïra a été créé justement pour éviter au maximum les marges d’erreurs dans la distribution de ces locaux. La commission de wilaya elle, était réunie pour trancher, entériner et valider les différents dossiers déposés.

Dans la daïra de M’chedallah, 99 locaux sont prêts à être attribués. La localité de Chorfa avec 55 locaux réalisés a reçu 21 dossiers de jeunes chômeurs.

Sur ces 21 demandes, 18 ont été acceptés et 3 refusés. Interrogé sur le motif des refus, le P/APC de Chorfa révélera qu’un dossier a été rejetté à cause de la non résidence du demandeurs dans cette commune. Les deux autres refus sont motivés par des activités inadéquates. Voulant en savoir plus sur ces activités qualifiées d’inadéquates, le wali apprendra que l’un des cas, s’agit d’un artisan peintre. «Pourquoi ne pas lui attribuer de local?» s’est interrogé le premier magistrat de la commune.

La secrétaire générale de la wilaya est intervenue pour dire que toutes les activités porteuses d’emploi sont prioritaires.

Après moult débats, il a été convenu que le cas de l’artisan peintre n’est qu’ajourné et non refusé. Idem pour la localité de Raffour qui a reçu 43 demandes pour les 44 locaux réalisés.

A ce propos, on apprendra qu’un médecin, originaire de Saharidj a bénéficié de deux locaux pour assurer la couverture sanitaire de cette ville. Un cas exceptionnel et qui reste à suivre dans d’autres localités. Concernant les activités commerciales jugées polluantes et sujettes à des refus de la commission de daira, le wali donnera des instructions aux services concernés pour doter chaque commune d’une minizone d’activités. «Engagez l’Agence foncière pour qu’elle dégage des assiettes de terrains pour permettre à tous les investisseurs et aux promoteurs de réaliser leurs projets. Nous ne nous permettrons pas le luxe de refuser la création d’emploi !» Tout en assurant que les critères de sélection concernant les investisseurs sera la même procédure que pour l’attribution des locaux à usage professionnel mais en cédant un terrain.

La secrétaire générale abondera dans le même sens en disant que les dossiers mal étudiés sont souvent sujets à des refus et qu’«il ne faut pas donner de décision d’inéligibilité comme ça !» La ville d’El Esnam avec 98 locaux réalisés semble être la meilleure élève du classement de wilaya, mais seulement 24 dossiers ont été enregistrés. Avec 3 rejets pour des motifs d’activités polluantes, le wali incitera le maire d’El Esnam à ajourner ces décisions.

Hafidh B.

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