Le personnel du secteur de l’éducation à Bouira est sans aucun doute la frange de fonctionnaires la moins contente du fonctionnement de son administration. Elle est accablée d’accusations aussi graves les unes que les autres (voir notre édition du jeudi 9 octobre) sans que, du moins jusqu’à maintenant, une commission habilitée ne soit dépêchée sur les lieux pour y crever l’abcès une bonne fois pour toute. Il y’a quelques semaines et notre journal en avait fait état, il a été procédé à la suspension d’un chef de service accusé de s’être intéressé aux affectations d’enseignants vers un centre d’examen où un parent à lui y était soumis aux épreuves du bac. D’aucuns espéraient alors que la machine était bien partie pour lever le voile sur les coulisses de l’administration. ‘’La machine » se limitera à la suspension du chef de service. Le recrutement des enseignants, vacataires notamment, se ferait dans des conditions louches. Pour preuve, il nous a été donné de vérifier qu’une enseignante n’ayant pas atteint le niveau du cycle secondaire enseigne tamazight (voir notre édition du mardi 14 octobre). Par quel tour de passe-passe cette enseignante a atterri sur l’estrade pendant que le même poste a été refusé à des licenciés ? Des langues se délient au summum de la colère pour accuser carrément l’académie de toucher des pots de vins-t-elle. Mais cette accusation ne va pas au-delà du pavé de la protestation. Quand bien même on le jurerait par tous les saints, l’accusation est et sera toujours sans fondements en l’absence de plaintes à même de faire actionner la machine judiciaire. En attendant, les ‘’rumeurs » à ce propos vont bon train. Cela suffit-il pour que la justice s’auto-saisisse ? Cela dit, la justice s’intéresse à la gestion des œuvres sociales du secteur dont, et en attendant que l’enquête livre tous ses secrets, des personnes impliquées sont sous contrôle judiciaire. De toutes les façons, les alentours du siège de l’académie ne désemplit pas de protestataires. Cela va des enseignants contractuels qui semblent y avoir élu domicile aux candidats aux différents concours proposés par la direction de l’éducation en passant par les représentant de syndicats.
T. O. A.
