Les donneurs de sang se font de plus en plus rares. C’est une évidence. Durant la Journée mondiale du don et des donneurs de sang, la collecte organisée au niveau de la ville d’Aïn El Hammam n’a pas dépassé une quinzaine de pochettes. Pourtant, ce samedi 25 octobre coïncide avec un jour de marché ce qui draine, habituellement, les foules. Le Centre de transfusion sanguine a eu la bonne idée de se rapprocher des citoyens, sur les lieux où ils sont censés se trouver, en grand nombre, ce jour-là. Cependant, les ambulances installées sur la place du marché avaient attiré beaucoup plus de curieux que de donneurs de sang. Les gens arrivaient, observaient puis s’en allaient. Les commentaires allaient bon train, « on n’a rien à donner. Nous sommes sous-alimentés », et autres sarcasmes. Le manque d’informations, concernant cette journée a peut-être été une des causes de ce manque d’engouement. Pour cela, une campagne de sensibilisation sur l’importance du « geste qui sauve » aurait été utile. La preuve nous en a été donnée, durant le mois de carême où l’on a enregistré un nombre plus important de donneurs, suite à l’appel lancé à la mosquée. Notons que, jusqu’à maintenant, l’élément féminin, représentant plus de la moitié de la population, a été oublié lors de ces opérations. Les traditions étant ce qu’elles sont, il serait naïf de croire que des femmes se présenteraient au marché ou de nuit, aux abords de la mosquée (comme ce fut le cas durant le mois de carême). Des campagnes d’affichage, de distribution de prospectus et pourquoi pas, de conférences, appelant au don du sang, auraient un impact certain sur le public. Entre deux collectes, visant des donneurs occasionnels, il faudrait peut-être, penser à attirer des volontaires réguliers, seuls capables d’alimenter, régulièrement, la banque de sang.
A. O. T.
