Les quelque 54 000 habitants de la daïra de Maâtkas prennent toujours leur mal en patience de voir un jour leur circonscription dotée de l’ensemble des organismes publics ou privés prestataires de service. En effet un service de contrôle médical, aux compagnies d’assurances en passant par les banques, une agence Sonelgaz (l’unité existante se limite juste à la perception des factures), une unité de la Protection civile, un tribunal, un hôpital… rien de tout cela n’existe dans cette circonscription. C’est dire qu’à la faveur du dernier découpage administratif effectué en 1984 érigeant la municipalité en daïra, beaucoup pensaient que toutes les commodités administratives allaient suivre. Même si beaucoup d’efforts ont été fournis particulièrement depuis 2001 où les pouvoirs publics ont mis en place une sûreté de daïra, un centre payeur de Sonelgaz, un service des contributions (délivrant les extraits de rôles)… il n’en demeure pas moins que cette circonscription reste encore dépourvue de plusieurs organismes. Dans la commune de Souk El Tenine, c’est plutôt une unité de service de sécurité qui manque à l’appel. L’annonce de la création des brigades de gendarmeries à travers les 67 communes de la wilaya de Tizi Ouzou, pourtant bien accueillie, est pour l’heure un vain mot. Ainsi, ce sont quasiment toutes les cartes administratives qui doivent être revues pour cette région. De la santé à la justice en passant par l’éducation, Maâtkas qui reste l’une des plus importantes daïras en matière de population mérite à bien d’égards de disposer de toutes les commodités administratives et de prestations de service en vue d’améliorer la vie quotidienne des villageois.
Idir Lounès
