Cela fait plus de 18 mois qu’on a exigée la révocation des indus élus qui sont allés à l’encontre de la volonté populaire”, s’est exclamé Nacer, délégué de Seddouk.Si cette mesure ne touche “pour le moment” que les wilayas de Béjaïa et de Tizi Ouzou, les animateurs de la CICB se sont montrés optimistes concernant l’extension de la dissolution des assemblées à d’autres wilayas impliquées dans le rejet des élections locales du 10 octobre 2002, en l’occurrence Boumerdès, Bouira et Sétif. Bezza Benmansour explique le motif de son optimisme. “On a demandé, dit-il, l’engagement de l’Etat quant à la satisfaction de la sixième incidence relative à la révocation des indus élus. L’Etat n’est jamais revenu dessus”, a-t-il tranché.C’est pourquoi il rappellera que les termes contenus dans le protocole d’accord signé conjointement entre le chef du gouvernement et la délégation des archs en janvier 2004, citant les cinq wilayas concernées par la sixième incidence, seront respectés sans aucun doute. Toutefois, le même orateur admettra que l’article 34 du code communal relatif à la dissolution des APC, et l’article 44 du code wilayal relatif à la dissolution des APW “ne sont pas clairs”, d’où la nécessité de les amender, pour permettre en dernier ressort, au président de la République de “révoquer les indus élus” par des décrets présidentiels à l’issue d’un Conseil des ministres qui se tiendra dans quelques semaines. Concernant enfin les députés de Kabylie, élus avec très peu de voix, leur départ n’est toutefois pas à l’ordre du jour, nous signifiera Benmansour. “Faut-il dissoudre aussi l’APN et révoquer les députés ?”, s’interroge notre interlocuteur sans pouvoir y répondre. Khodir Benouaret, délégué d’Amizour, tranche la question. “La population, dit-il, tient beaucoup à la révocation des indus élus et elle est très satisfaite de la décision de la dissolution des assemblées qui va clôturer enfin le volet des incidences pour passer à l’essentiel : l’application des revendications contenues dans la plate-forme d’El Kseur, notamment les points relatifs à l’officialisation de tamazight et à l’institution d’une allocation chômage.” A propos de l’éventuelle participation des délégués du Mouvement citoyen aux prochaines élections locales partielles, Benouaret admet que le code d’honneur interdit formellement que les délégués puissent briguer des mandats électoraux, car “notre objectif, dira-t-il, est d’obtenir la satisfaction de la plate-forme d’El Kseur”.Il a été annoncé en outre la tenue, dans les tout prochains jours, d’un conclave interwilyas pour débattre sur la mesure prise par le Conseil du gouvernement, mais aussi pour tenter de répondre à tous les questionnements suscités par son éventuelle application dans sa formulation initiale.
K. S.
