Débrayage des transporteurs des lignes 4 et 13

La pluie continue de « démaquiller » la ville de Béjaïa. Après avoir transformé le campus de targa-Ouzemmour en étang boueux et obligé profs et étudiants à user de toutes sortes de véhicules pour rejoindre les amphis voilà que le vernis qui tient lieu d’asphalte craque à son tour. Les crevasses se transforment en cratères et les nids-de-poule, en ceux d’autruches. Ainsi va Béjaïa, donnant sur une posture de « ville ouverte » grâce à une gestion faites de négligences et d’approximations. La fait déborder les transporteurs en commun qui en ont « ras-le-bord » d’emprunter des pistes qui éprouvent les essieux et cassent les roulements. Hier, ceux des lignes Sidi-Ali Lebhar, Takliet, Ihaddaddène, Oufella, soit les 4 et 13, ont débrayé de crainte d’endommager des diligences déjà passablement déglinguées. Interpellé par radio Soummam, le P/APC promet de tout rafistoler « dès qu’il fera beau ». Amen!

M. B.