Annoncée depuis longtemps, la visite du wali de Béjaïa, dans la commune de Taourirt-Ighil, n’aura pas tranché définitivement la controverse autour de l’implantation du siège de l’APC. Controverse prolongée par une contestation populaire laquelle a culminé avec la fermeture à toute circulation de la RN 12, axe charnière reliant Béjaïa à Tizi-Ouzou. Les contestataires souhaitent déplacer le siège de la municipalité, implanté depuis 1958 au village de Tizi-El-Korn, vers le lotissement de Taourirt-Ighil, dans la bâtisse, occupée actuellement par l’armée. Même s’il a laissé entendre qu’il bénissait cette option, Ali Bedrici l’a conditionné par la réunion d’un consensus communautaire. « Je vois là un lieu d’avenir, un poumon économique qui va aider la région de Taourit-Ighil. Toutefois, il faut qu’il y ait une certaine union entre les différentes parties, » a, très diplomatiquement, déclaré le wali à l’issue d’une rencontre avec la société civile tenue à l’annexe du CFPA d’Addekar située à Taourirt-Ighil dans une atmosphère assez tendue. Nous y reviendrons dans l’édition de mardi.
B. B.
