Au-delà d’un art, des écoles

Nous avons vu et nous ne saurions l’oublier. Aussi cédant au plaisir nous sommes allés nous baigner à la galerie de la maison de culture Taos-Amrouche, transformée l’espace d’un conclave en véritable atelier à ciel ouvert où les jeunes venus des quatre coins de la wilaya ont prouvé qu’ils existent à travers leurs créations exposées.

L’association Etoile d’Akbou s’est particulièrement distinguée en peinture Alliant de superbes harmonies et la perfection du dessin, les jeunes artistes (adhérents), ont fait basculer les visiteurs dans un univers des grands « héros » qu’a enfantés la Kabylie, des noms emblématiques à l’instar de Taos et Jean Amrouche, Kateb Yacine, Mohamed Iguerbouchen, Matoub Lounes, Mouloud Mammeri, Lounis Aït Menguelet… Un univers dense, profond sans être étouffant, qui résulte d’un équilibre parfait entre les différents éléments des compositions de ces tableaux pavoisant le hall principal.

En un mot, ces œuvres témoignent de la grandeur de ces artistes méthodiques à la recherche d’une stabilité, plein de soucis de la bonne composition, l’équilibre des masses, la précision de traits, la dynamique par le rendu du geste, tout cela suffit à un faire-valoir auquel contribuent des qualités essentielles comme la perception artistique, la sensibilité, la volonté et l’expression esthétique. Chacun des tableaux reflète un éclairage différent, mélangeant styles et techniques intégrés dans un œil régi par le thème développé et la personne présentée, les artistes ont fait évoluer leurs sujets tout en mettant en exergue le message véhiculé. « Ils sont tous morts, mais ils sont toujours présents et ils sont et seront, nos guides ».

L’association Felden a mis le paquet concernant les objets traditionnels : Parallèlement aux différents stands prévus, L’association « Felden » d’Icheladen, a signé sa présence par un cachet particulier à travers la superbe exposition d’objets traditionnels du terroir qui constitue désormais – et tous les temps – un trésor propre à la Kabylie et à la culture ancestrale préservé à l’ombre d’une invasion aveugle des coutumes orientales.

Un carré à été spécialement consacré à Matoub Lounès : Et comme le rebelle demeure le gardien du temple moral des Kabyles, le mouvement exposant, lui a réservé un carré spécial chapeauté par l’association « Felden » pour lui rendre hommage tout en expliquant aux visiteurs que son combat ne sera jamais vain. « Il n’y a pas de Yennayer, ni Printemps berbère ni manifestation culturelle sans Lounès » explique Moussa Naït Slimane (membre de L’association) et Matoub n’avait pas tort lorsqu’il répétait : « D leqbayel ay-d lamr iw (les kabyles sont ma vie !) ».

Synthèse Rabah Zerrouk