Encore une fois les travailleurs algériens employés par la CITIC-CRCC, sont revenus sur le terrain de la protestation.
En effet, hier, ces derniers ont une fois de plus bloqué tout accès à la base vie des chinois. Dès 6h 00 du matin, une cinquantaine d’ouvriers algériens ont brûlé plusieurs pneus devant l’accès principal de cette base interdisant ainsi toute circulation des camions et engins de la CITIC-CRCC.
Les protestataires que nous avons rencontrés sur place se disent lésés à l’extrême par les responsables de cette entreprise. Selon leurs dires, les travailleurs ont saisi à maintes reprises leur hiérarchie pour leur rappeler les promesses faites au mois de juin dernier.
Des promesses consistant en une prime de 4. 500 da par mois pour les ouvriers travaillant dans les puits de plus de 6 mètres de profondeur. Apparemment et toujours selon les dires de nos interlocuteurs, seuls deux ouvriers ont bénéficié de cette prime alors que plusieurs autres algériens travaillent dans des puits dépassant les sixmètres de profoudeur.
Une situation qualifiée d’aberrante par les protestataires. Avant-hier, une note adressée aux ouvriers algériens a été affichée devant le portail de l’entreprise dans laquelle on peut lire: ‘’ Dans le cadre de régler cette affaire, l’Entreprise affirme sa position : pour être juste, tous les travaux de forage de plus de six m dans les pieux des deux ouvrages d’art seront remboursés avec une prime. Au cas où ces ouvriers auraient des doutes des profondeurs données par l’Entreprise, ils peuvent inviter les éléments de la direction de travail ou les ingénieurs de DPN à vérifier les résultats ». Cette proposition faite par les responsables de l’entreprise chinoise afin de solutionner le problème a été catégoriquement rejetée par les ouvriers algériens lesquels sont allés se plaindre, avant-hier, auprès de la brigade de la gendarmerie d’El Adjiba.
D’après les dires d’un ouvrier présent lors de cette entrevue, ces derniers, après avoir soumis le problème à qui de droit, les auraient orientés vers l’inspection de travail. Administration avec laquelle les ouvriers refusent de prendre langue.
Car, expliquent-ils, aucune solution n’avait été apportée à leurs problèmes par les différents inspecteurs de travail qui avaient, à plusieurs reprises, pris part aux réunions de crise.
Des réunions, qui s’étaient pour rappel tenues au lendemain de chaque action de protestation. A présent, les ouvriers se disent prêts à poursuivre leur protestation, même s’il faut recourir à la fermeture de la RN 5, et ce jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
D. M.
