La 151e réunion de l’OPEP s’ouvre aujourd’hui à Oran

« Il ne s’agit pas de prix, il s’agit de stabilité et d’enrayer la chute « , avait répondu M. Ramirez sur le fait de savoir si la réduction devrait se situer entre 1 ou 2 mbj. Ce qui est important c’est qu’ici nous sommes tous prêts pour faire une réduction de l’offre, précisant qu’il existait « un consensus » au sein de l’OPEP pour soutenir les prix du brut.

Selon Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines cette réduction de la production devrait se traduire par une réduction (graduelle) des stocks excédentaires mondiaux de pétrole.

Le total des stocks est évalué à 57 jours et l’OPEP souhaiterait les ramener à 52, alors que leur moyenne annuelle des 5 dernières années avoisinait les 50 jours de consommation. Selon ce calcul, le surplus est estimé à quelque 400 millions de barils.

D’après M. Ramirez cette réduction ne devrait pas inclure une éventuelle diminution de la production pétrolière de la Russie ou des autres pays exportateurs qui ne sont pas membres du cartel, comme l’Azerbaïdjan, la Syrie ou Oman.

L’OPEP fournit 43% de la production mondiale de brut tandis que la Russie en produit 12,6%, au coude à coude avec le numéro un mondial, l’Arabie Saoudite. Par ailleurs, l’évènement est incontestablement l’appui de cette décision par la Russie, pays non membres de l’OPEP, qui sera présente à Oran. la Russie a formulé sa ferme intention de soutenir le mouvement de stabilisation du marché. Les propositions de baisse de production de la Russie seront connues d’ici mercredi, selon son ministre de l’Energie, Seguei Schmatko.

R. H.