“Nous partageons une partie de nos salaires avec le parti. Nous ne disposons ni de villa avec piscine au milieu de la nomenklatura ni de résidences à Paris, Palma ou ailleurs, ni de voiture blindée, encore moins se permettre cinq à six voyages à l’étranger par mois. Ce n’est pas en accusant des innocents de corruption qu’on peut se protéger soi-même”, rétorque le tonitruant “quarteron” de dissidents du RCD après que le parti eut avisé, la veille, de sa décision de le traduire en justice pour, rapportait El-Watan, “diffamation, usurpation de qualité, détournement de deniers publics et abus de confiance.” Une manœuvre, écrivent encore les contestataires dans une déclaration rendue publique hier, qui vise à présenter leur action “comme un acte délictuel et non politique.”
Tous membres du conseil national du RCD, A. Tinouche (ancien président du bureau régional de Béjaïa), M-S Khelladi (élu APW), A. Saci (élu APW) et B. Bennadji (maire de Tinebdar) continuent ainsi de ruer dans les brancards. Ils accusent Said Sadi lui-même d’enrichissement personnel et de dérive antidémocratique et réclament un débat sur le fonctionnement interne du parti auquel ils disent avoir adhéré dès les premières heures.
M.B.
