Des écoliers en danger

Il nous a été donné de constater qu’à Tizi Gheniff, une grande opération de ralentisseurs a été engagée depuis que les habitants de D’hous avaient bloqué la route de leur villages après qu’un vieux eut été fauché par un chauffard. A partie de l’entrée de la ville, c’est-à-dire du technicum en passant par le CEM dit Base 5, jusque dans les villages de la périphérie tel Ath Meriem ou encore Ighil Boughmari, les établissements scolaires sont sécurisés pour éviter un tant soit peu ces accidents fréquents. Les parents d’élèves des établissements scolaires d’Ath Itchir (CEM et école primaire) n’ont rien compris car rien n’a été fait pour protéger leurs enfants. « Devant toutes les écoles de la commune, on voit des ralentisseurs. En revanche, ici, il n’y a rien. On ne comprend pas, pourtant ils donnent comme toutes les autres écoles sur une grande route fréquentée par au moins une trentaine de fourgons sans compter les autres véhicules. Dernièrement, une fille a été heurtée par une voiture. Heureusement, pour elle, elle n’a eu que des blessures légères », a signalé un parent d’élève. Effectivement, en raison de leur situation dans des endroits où manque la visibilité, les élèves sont exposés à des dangers chaque jour surtout aux heures de pointe (sortie et rentrée des classes). Les associations de parents n’ont pas manqué de poser ce problème, a-t-on appris d’une source proche de l’une d’elles, mais leur revendication n’a pas été satisfaite à ce jour. Peut-être que les autorités communales ont programmé ces ralentisseurs, mais ils ne sont toujours pas encore installés. En tout cas, les parents ont de quoi s’inquiéter quand on sait que le nombre de chauffards risque, au fil des ans, de dépasser celui des automobilistes exemplaires en dépit de tout l’arsenal destiné à limiter le nombre d’accidents sur nos routes devenues toutes une véritable hécatombe.

Amar Ouramdane