Les usagers qui parcourent le trajet M’Chedallah-Tazmalt via les fourgons ou les minibus, savent pertinemment qu’ils vont devoir, le long de cette ligne, s’armer de beaucoup de patience. Mais surtout, ils doivent se retenir pour ne pas gronder les transporteurs ou leur crier dessus à cause de leurs comportements. En effet, après la longue attente dans les arrêts, que ce soit à M’chedallah ou à Tazmalt, le temps que les fourgons fassent le plein de voyageurs, ce qui prend des vingtaines de minutes, parfois plus, les usagers savent d’avance qu’ils ne sont pas au bout de leur peine, une fois le fourgon ou le minibus daigne démarrer enfin car, il y aura, le long de ce trajet long d’environs 15 kms, des dizaines d’arrêts qui feront perdre à ces malheureux voyageurs un temps précieux. Ainsi, le trajet entre les villes de M’Chedallah et Tazmalt sera parcouru le plus souvent en 3 quarts d’heure au mieux, et en un peu plus d’une heure au pire! Pendant tout ce trajet, les transporteurs marquent des dizaines d’arrêts, le plus souvent à une dizaine de mètres d’intervalle seulement! Comme s’ils faisaient cueillir ou récolter des fruits en allant d’un arbre à l’autre. À chaque coin des abords des RN15 et 26 qu’empruntent quotidiennement les fourgons et les minibus de transport de voyageurs, des personnes hèlent ces véhicules lesquels s’arrêtent net à leur hauteur pour les transporter. Bien évidemment, cela agace les usagers, surtout les travailleurs et les élèves notamment, qui voudraient arriver à l’heure vers les lieux du travail pour les uns et vers l’école pour les autres. Mais c’est compter sans la compréhension des transporteurs qui n’en ont cure de l’inquiétude de leurs clients de surcroît! Et comme pour rajouter une couche à cette situation stressante à plus d’un titre pour les voyageurs, les bouchons et les embouteillages viennent compliquer les choses en rallongeant les délais, et l’arrivée à destination, pour les usagers suppliciés, se trouve différée pour la énième fois de quelques minutes de plus! Ainsi, la circulation routière se congestionne généralement à hauteur de la commune de Chorfa, et précisément aux quatre-chemins et à l’embranchement du centre-ville, où les marchands des légumes et fruits, qui squattent les trottoirs de la RN15 avec leurs étals et marchandises, provoquent ces bouchons induits par le stationnement de part et d’autre des automobilistes, lesquels y font, chaque jour, leur emplette. Autre point chaud: la petite ville de Raffour, où les automobilistes ralentissent ce qui crée un long bouchon. Ainsi, les usagers empruntant cette ligne auront vu, à chaque fois, de toutes les couleurs avec ces dizaines d’arrêts facultatifs et ces énormes bouchons. Résultat des courses: un trajet de moins d’une demi-heure se fait par l’incurie des uns en plus d’une heure. C’est ce que les usagers trouvent aberrant!
Y. Samir
