Une centaine de personnes se bouscule chaque matin devant l’entrée de la BADR (Banque de l’agriculture et du développement rural) bien avant l’ouverture. Les clients de cette banque prennent l’initiative de dresser une liste, dans l’ordre de leur arrivée. Bien que ce système, non officiel, ne soit pas accepté par certains, il a le mérite de mieux canaliser cette foule tout en évitant bien des désagréments aux personnes âgées. Les clients, non habitués à ce rush sont pris au dépourvu et contraints d’attendre la fin de la journée ou de revenir une autre fois car la liste est déjà saturée, dès l’ouverture des guichets. « Je suis arrivé avant huit heures, croyant être matinal. Quelle ne fut ma surprise de trouver la porte encombrée », avoue un jeune homme, venu procéder à un retrait d’argent. A l’intérieur, c’est la cohue. Les quelques sièges disponibles sont vite occupés. Pour se déplacer ne serait-ce que d’un guichet à un autre, il faut jouer des coudes et écraser des pieds, pour se frayer un passage. Les guichetiers, en nombre limité, ne savent plus où donner de la tête, face à cette marée humaine. Personne ne peut entendre personne dans le brouhaha qui y règne. Les responsables doivent reconnaître que leur succursale, ouverte il y a plus de vingt ans, est maintenant dépassée. Elle est l’agence « Badr » la plus proche de la population d’une dizaine de communes relevant des daïra de Aïn El Hammam et d’Iferhounene. Sa clientèle, de plus en plus nombreuse, est en droit d’exiger le minimum de conditions d’accueil. Pourtant, la direction au fait de ces difficultés a cru bon de procéder à la location des locaux de l’ex-Khalifa Bank, plus spacieux et à même de répondre aux besoins. Des aménagements y ont été opérés, avant que l’ouverture ne bute sur un problème de conformité, apprend-on de sources sûres. La ligne électrique de moyenne tension jouxtant la bâtisse, en serait le problème principal. Une solution rapide devrait être trouvée dans l’intérêt des citoyens. Il y va de la crédibilité de la banque qui a une réputation à défendre.
A. O. T.
