La prise en charge des besoins des citoyens en matière de logements ruraux se distingue par des lourdeurs agaçantes dans le traitement de leurs dossiers.
L’administration qui a réponse à tout, ne manque à aucun moment, d’arguments pour justifier sa faillite et dissuader le citoyen de parler, car n’ayant d’autre option que de se soumettre aux dédales de la bureaucratie. Pourtant, la machine de l’administration ne semble pas assez huilée pour en tout cas démarrer au quart de tour et fonctionner de manière à répondre aux attentes des administrés comme on s’efforce à le faire croire dans les discours officiels avec éclat. Si on en juge par le bricolage qui se fait pour l’étude des droits des citoyens qui sont pourtant clairement réitérés par la présidnce de la République alors ces mêmes droits ne sont-ils pas bafoués ? Explications : les autoconstructrices commencent par se faire arnaquer par de prétendus géomètres non agréés qui leur soutirent des honoraires exorbitants pour rien. Mais n’est-ce pas le rôle de l’Etat de protéger le citoyen ou du devoir d’un client en quête d’un plan de masse que de traquer les faux géomètres ? Pourtant il y a là un motif tout trouvé par l’administration pour se payer le luxe de rejeter des dossiers destinés à l’obtention d’un certificat de possession après quatre longs mois d’attente.
On se demande où est l’Etat qui devrait sanctionner ces géomètres contrevenant aux lois de la Républiques et établir les responsabilités dans ce lot de dysfonctionnements qui afffectent la chaîne de l’administration. A Boudjellil où pas moins de 19 dossier pour un CP ont été rejetés après quatre mois d’atttente, les propriétaires sont perplexes. Qui est responsable de ce désastre qui leur a valu quatre mois d’attente pour rien ?
D’autres questions fusent. L’APC n’a-t-elle pas sa part de responsabilité en acceptant des dossiers avec des «senatus consult» illisibles et indéchiffrables ? Les Domaines ne peuvent-ils pas poser fermement les préalables au dépôt d’un tel dossier au lieu de se limiter à faire de cette déficience seulement un motif de rejet ? Le citoyen doit-il ainsi payer les défaillances d’une administration archaïque et incapable de se mettre au diapason ? En outre la chaîne d’attribution du Fonal est mise en cause. A Béni Mansour, à titre d’exemple des citoyens candidats à cette aide et nécessiteux se sont vu signifier qu’ils possèdent une habitation. Il s’agit là de grave dérives qui sont préjudiciables aux vulnérables ruraux que l’Etat s’efforce de maintenir dans leur campagne pour éviter l’explosion du tissu urbain. Le cas de B. M enseignant de son état qui a eu cette sentence assassine sur son dossier rejeté renseigne de fort belle manière sur la légèreté avec laquelle on traite les demandes des citoyens. Pourtant le concerné occupe un logement de fonction donc un bien qui est loin d’être sa propriété. Enfin, nombre d’autoconstructeurs consultés ont tenu à adresser un S. O. S. au wali de Béjaïa dans l’espoir qu’ils soient, aidés à s’extirper du sable mouvant de la bureaucratie dans lequel on les a, bon gré mal gré, enlisés.
Autres réclamations, beaucoup de dossiers au Fonal, sont restés pendants. C’est du moins la doléance qu’ont tenu à exprimer d’autres citoyens.
Dans le quartier de Tighilt n’Baagou des candidats au Fonal se sont vu signifier le niet de l’administration au motif qu’il s’agit d’une terre agricole. Mais messieurs les administrateurs ils vous demandent pourquoi sur un même lotissement leurs voisins ont déjà obtenu ces mêmes aides à la construction.
S’agit-il là d’un traitement de deux poids deux mesures ? Ces bénéficiaires, privilégiés sont-ils une exception à la règle ? La question est posée par une quarantaine de citoyens ayant acquis leur terrain auprès du même vendeur.
Ces vulnérables citoyens en quête d’une aide à la construction voient à travers la réponse négative fournie s’évaporer leur projet de construire leurs propres maisons.
Z. Z.
