Comme à chaque fois qu’il neige, les déplacements deviennent difficiles. Les moyens de transport se raréfient ou sont, quasiment, inexistants pour certaines destinations. Ce qui ne va pas sans créer des désagréments aux citoyens contraints de se rendre à des rendez-vous médicaux ou autres. Dans ce cas, les chutes de neige ne font pas partie des justificatifs valables. Mercredi soir, les étudiants et les travailleurs habitués à rentrer passer la fin de semaine chez eux ont eu les pires difficultés pour rejoindre Aïn El Hammam. Les fourgons de transport sont rentrés de bonne heure, de peur d’être bloqués par la neige qui n’avait pas cessé de tomber de la journée. Les véhicules qui se sont aventurés à passer par Takhoukht, se sont enlisés au niveau d’Aït Ailem. Certains ont d’ailleurs dû faire appel à une dépanneuse alors qu’un transporteur a dû abandonner son véhicule jusqu’au matin. Faute de moyens de transport, beaucoup de voyageurs ont rebroussé chemin. Jeudi matin, les transporteurs de Larbaâ Nath Irathen se sont substitués à ceux de Michelet pour déplacer les premiers arrivés à la gare. Quant à ceux de Michelet, ce n’est que vers onze heures qu’ils ont commencé à rallier la ville des Genêts, une destination peu demandée en fin de semaine. Or, il se trouve que les transporteurs publics ne se déplacent que lorsqu’ils sont assurés de faire « le plein » en aller-retour. L’annonce des chutes de neige pour les journées de mercredi et jeudi est aussi pour beaucoup dans cette carence. Pourtant, les chasse-neige n’ont pas cessé de sillonner les routes de la commune, ne donnant pas le temps à la poudreuse de s’y accumuler. Mais, même si cela permet le passage des voitures, les difficultés ne peuvent pas être évacuées entièrement. Certains tronçons tels « Chemakh » ou la côte de « Akkar » restent la bête noire des véhicules, en temps de neige ou de verglas.
A. O. T.
