La coordination des adjoints d’éducation qui commençait à se structurer depuis quelque temps a commencé à montrer ses limites dans son activité syndicale. Bien qu’officiellement elle se trouve sous la coupe du Syndicat national des travailleurs de l’éducation, il y a apparemment une discordance entre le sommet et la base. Dans une déclaration datée du 5 du mois en cours, le bureau de la wilaya de Béjaïa a pondu une déclaration dans laquelle il appelle à une plus grande mobilisation pour contrecarrer la décision du Bureau de la coordination nationale de ce corps de geler, encore une fois, le programme d’action tracé lors des différentes conférences nationales. Ainsi, selon le rédacteur de l’appel, le Bureau national aurait pris cette décision à la suite de la réunion tenue avec le secrétaire général du ministère de l’Education nationale durant laquelle ce dernier n’aurait fait que confirmer la décision des pouvoirs publics de refuser la classification de ce corps à la catégorie 10 au lieu de la 7 actuelle et de subordonner la promotion au poste de surveillant général à une formation. C’est la raison pour laquelle, la Coordination de la wilaya de Béjaïa rejette en bloc les décisions prises lors de cette réunion, considérant qu’il n’y a eu aucun acquis, contrairement à ce qui a été avancé par la coordination nationale, rapporté par certains organes de presse et appelle tous les adjoints d’éducation, “soucieux de leur avenir, à observer une journée de grève mercredi prochain tout en rejoignant massivement le siège de la Direction de l’éducation pour un sit-in le même jour à partir de 10 heures”. Quelques jours auparavant, soit le 31 du mois écoulé, c’était le bureau de wilaya de leur tutelle syndicale, le SNTE en l’occurrence, qui avait remis une déclaration à la presse pour remettre en cause la précipitation de la Coordination nationale d’accepter le principe d’installation d’une commission, lequel ne fera que les entraîner, à l’instar des autres syndicats revendicatifs du secteur de l’éducation, dans le jeu des commissions sans fin ni lendemain. Toujours dans le même contexte, le bureau de wilaya du Syndicat national des travailleurs de l’éducation avait appelé les adjoints d’éducation à refuser tout compromis tant que les principales revendications, à savoir la nouvelle classification, la non-indexation du statut de surveillant général à une formation et la rémunération des tâches pédagogiques, ne sont pas satisfaites.
A. Gana
