Le foncier, un obstacle au développement

Sidi Naâmane offre l’exemple-type d’une création hâtive, administrative, d’une entité non viable à sa naissance.

En effet, le dernier découpage administratif des années 80 a démembré la commune-mère de Draâ Ben Khedda en trois circonscriptions : Sidi Naâmane, Tirmitine et bien sûr Draâ Ben Khedda.

Et si cette dernière, bien cotée, au départ, bénéficiant des vastes terres coloniales et de terres nationalisées dans le cadre de la Révolution agraire, ne souffrait pas du manque de foncier, ce n’était nullement pas le cas des deux autres nouvelles communes.

A Sidi Naâmane, le chef-lieu dès le départ s’est senti à l’étroit. La mairie construite, on s’est rendu compte de l’inexistence du moindre hectare pour y installer les infrastructures de base. C’est à toute une gymnastique que se sont livrés les différents exécutifs pour trouver des assiettes pour les projets nécessaires au développement local.

Ainsi, par exemple, le CFPA a été érigé sur l’ancien stade (?) bouffé par le réseau est resté sensiblement le même, Sonelgaz n’ayant inscrit aucune opération d’extension.

Quelques citoyens fortunés, après avoir attendus des années et en payant le prix (presque 20 millions de centimes le poteau) ont pu résoudre leurs problèmes. Ceux aux revenus modestes se contentent de branchement chez le voisin par des câbles aussi chers que dangereux. Les accidents d’électrocution par le biais de ces câbles qui traînent, militent pour une extension organisée. C’est dans ce sens que les comités de villages ont saisi l’APC, qui soutient leurs doléances et se déclare prête, selon ses élus, à une participation financière pour toute opération d’extension.

Une étude a même été engagé. A quand donc la concrétisation de ce projet afin d’éviter tout dommage éventuel aux hommes et aux bêtes.

B. A.