Non seulement les quotas affectés aux communes de la daïra de Kherrata pour les aides de l’Etat destinées aux aménagements et extensions des habitations rurales, au titre de l’exercice 2008, sont très insuffisants eu égard à l’importance du nombre de construction dans chaque collectivité locale, puisque pour le chef-lieu de daïra, il est seulement de 31 aides pour les deux (2) types de travaux et de 47 destinées à celle de Draâ El-Kaïd, mais et surtout depuis leurs affectations du mois de décembre 2008, elles n’ont plus été attribuées par la commission compétente à ce jour.
Selon les informations ayant trait à ce sujet, les causes des retards dans la mise en œuvre de ces aides seraient dues à l’absence des modalités permettant la constitution des dossiers par les habitants des zones rurales et leurs études par cette même commission. Cette situation de blocage qui pénalise une souche sociale laquel est dans un besoin pressant d’améliorer ses conditions d’habitats qui sont bien connues pour leur précarité dans les localités rurales, se situe au niveau de l’application de l’article 5 de la décision interministérielle du 13 septembre 2008, notamment en ce qui concerne l’organisme chargé de l’étude de l’aide sollicitée, la nature des travaux à réaliser pour les deux types d’aides et les montants des évaluations que la fiche technique doit déterminer éventuellement aussi bien pour l’extension que pour les aménagements. Au vu des renseignement recueillis, le problème d’attribution des aides en question a été posé au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, dans l’attente de recevoir les instructions à mettre en aplication pour débloquer cette situation qui perdure. Par ailleurs, il est important de souligner le grand intérêt et l’adhésion des populations rurales à ce programme d’habitat rural, en particulier en ce qui concerne les nouvelles constructions, puisque le nombre de dossiers déposés à ce jour auprès des services de la daïra de Kherrata a atteint 550 pour la seule commune de Kherrata et 450 pour la municipalité de Draâ El-Kaïd où des déficits importants restent à combler en la matière. Il est nécessaire, voire urgent, d’attribuer des quotas conséquents à cette daïra pour satisfaire la demande, et ce, dans le cadre de la première tranche 2009. Une opportunité qui s’offre pour soulager la pression qui s’exerce sur le logement social, notamment à Kherrata qui a besoin d’un véritable programme spécial.
Slimane Zidane
