Ainsi, cette association ne vient pas seulement en aide aux handicapés, mais aussi prodigue des informations sur tout ce qui concerne ces personnes. Bien que le local où elle siège soit d’un accès difficile, les membres de l’ACITH déploient tous leurs efforts pour être aux côtés des leurs.
Bientôt sera lancée une section de formation en informatique. « Avec la subvention des cinquante millions de centimes, nous avons acquis des micro-ordinateurs avec leurs accessoires ainsi que leurs tables. Grâce à la compréhension du directeur de la Maison de jeunes que nous remercions au passage, nous avons eu une salle pour lancer cette formation.
Pour le moment, nous avons inscrit sept personnes. La formation sera lancée le 23 février prochain après la signature de la convention avec le directeur du CFPA, Krim Saïd, qui a accepté de nous affecter deux formateurs. Il faudra faire profiter le handicapé d’une qualification afin de se prendre en charge », nous a appris M. Azrarak Boualem en sa qualité de trésorier de cette association. Certes, notre interlocuteur est satisfait de cette initiative mais il se dit un peu déçu par la rencontre avec le ministère de la Solidarité nationale. « Le ministre de la Solidarité nationale nous a reçus. Les discussions ont été sereines. Nous avons seulement réagi au sujet de l’AFS qui est passée de 1 000 à 3 000 dinars pour les personnes de plus de soixante ans.
Nous avons voulu que les autres bénéficient de cette augmentation. Qu’est-ce qu’on va faire réellement avec 1 000 dinars ? », a-t-il ajouté tout en appelant le ministre à trouver une solution médiane pour cette question. Ce trésorier nous a informé par ailleurs, que l’ACITH a bénéficié d’une subvention de 120 000 dinars par la DRAG en attendant les 50 000 autres.
Les handicapés ont relevé dans le même sillage que certains organismes étatiques ne respectent pas la loi qui stipule qu’il faut réserver un pour cent de poste de travail existant à cette catégorie de citoyens. Les handicapés de Draâ El-Mizan attendent toujours un local plus adéquat à l’actuel dont l’accès reste un autre handicap pour… les handicapés.
Amar Ouramdane
