Cela dit, cette crise « on ne la subit plus » puisque ce produit est actuellement disponible. C’est en tous cas ce que l’on nous a affirmé hier au niveau du CHU de la capitale du Djurdjura. « C’est vrai que nous avons été soumis à une crise, mais le protoxyde d’azote est aujourd’hui disponible, nous dit en substance un médecin, je crois qu’il s’agit d’une crise qui a touché l’ensemble des structures hospitalières du pays ». depuis quelques jours l’activité chirurgicale a repris son cycle normal. Même son de cloche chez la directrice de l’hôpital d’Azazga contactée hier. Celle-ci affirme en effet que la pénurie du protoxyde d’azote est dépassée. Voilà donc ce qui ne peut que rassurer la population tizi-ouzéenne, notamment les malades. Il faut dire que cette crise, qui a duré près d’un mois au début de cette année, a engendré une intense perturbation du programme des interventions chirurgicales au niveau des différents hôpitaux de la wilaya.
Une perturbation qui n’a pas été sans conséquence puisque celle-ci a engendré des désagréments à plus d’un. Plusieurs cas d’interventions ajournées ont été, en effet, signalées, « mon fils a été hospitalisé afin de subir une opération. Il a subi toutes les analyses nécessaires mais à la dernière minute l’intervention a été annulée. On est venu m’en informer alors que mon fils était déjà sur une civière attendant son tour, on m’a expliqué qu’il y avait rupture de stock d’un certain produit nécessaire pour l’opération. » Il s’agit en fait du dérivant anesthésique le protoxyde d’azote. Ce témoignage émane d’un père ayant vécu cette mésaventure, il y a une quinzaine de jours, depuis, tout est entré dans l’ordre pour son enfant. On a appris, en effet, que ce dernier a été opéré avec succès au grand bonheur du père.
Les exemples de ce genre, faisant état du calvaire vécu par des malades et leurs familles, ne manquent pas à Tizi. Il est vrai en outre que les hôpitaux de la wilaya ont fait de leur mieux afin de gérer, comme il se doit, la crise.
Ainsi, durant tous le temps qu’a duré celle-ci, les cas urgents ont été pris en charge, les autres ont été priés d’attendre leur tour et un jour meilleur, lequel heureusement n’a pas tardé à venir. Cette fin de crise ne peut que soulager les uns et les autres aussi bien les patients, les médecins que les directions des hôpitaux. Tout ce beau monde ne savait plus, à quel saint se vouer au moment de la crise.
M. O. B.
