Une localité à désenclaver

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Une quarantaine de familles vivant dans la localité de Ouled Ali, distante d’une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la commune de Hachimia, demandent aux pouvoirs publics la prise en charge d’un certain nombre de contraintes qu’elles endurent dans leur vie quotidienne. Selon les dires d’un représentant d’une association locale, l’urgence reste inhérente à la réalisation d’une aire de jeux. “Les jeunes ne trouvent plus d’endroits non seulement pour la pratique d’un quelconque sport mais aussi pour y passer leur temps libre sous quelque forme que ce soit”, a-t-il fait remarquer. D’ailleurs, la seule association sportive de Full-Contact, qui active au niveau de cette bourgade, éprouve d’énormes difficultés en particulier au niveau des équipements. Pour le moment, les entraînements s’effectuent dans une salle où le parterre est couvert de carrelage, chose qui a engendré de multiples blessures aux jeunes qui ne désarment pas, en espérant que la commune leur fournisse des aides pour acquérir des tatamis. Le secteur de la Culture n’est pas aussi bien loti que les autres secteurs puisque ces mêmes plaignants relèvent la carence d’un Centre culturel ou d’une Maison de jeunes ou tout autre structure à même de satisfaire leurs besoins. Ces mêmes habitants insistent sur le goudronnage de la route qui relie le chef-lieu de la commune via Hammam Fraksa à la commue limitrophe de Djouab, dans la wilaya de Médéa sur une distance de 06 kilomètres. En outre, la demande se fait de plus en plus pressante concernant l’ouverture de pistes agricoles pour l’exploitation de leurs terres notamment l’activité oléiculture qui reste leur seule source de revenus. Il faut dire qu’une fois le réseau routier réfectionné, celui-ci permettra, à coup sûr, le renforcement du transport public.

Quant au secteur de la santé, il ne dispose pas d’une salle de soins. Même si la population aurait demandé la présence de médecins pour les consultations hebdomadaires, il s’avère que cette demande est satisfaite selon les responsables du secteur de la santé par la mise en place d’un programme de consultation à raison de deux fois par semaine.

Dans un autre contexte, les citoyens demandent à ce qu’un projet soit inscrit dans la localité, pour évacuer les eaux usées. Pour le moment, la solution de rechange reste soit de creuser des fosses septiques, soit que ces eaux soient à ciel ouvert. Etant une zone montagneuse et dans le souci de réduire les distances, les citoyens n’ont pas manqué de souligner la nécessité de l’ouverture d’une annexe administrative de la commune qui, sans aucun doute, réduira sensiblement leurs tracasseries en matière de documents administratifs dont ils auront besoin sans se déplacer au chef-lieu de la commune. Même la toiture de la mosquée enregistre des infiltrations des eaux pluviales.

Quant au restant des secteurs, en particulier l’eau potable, les dures années de carence de ce produit semblent révolues. Ainsi, la mise en service d’un nouveau forage permettra d’alimenter la région et faire bénéficier quelque 7 000 habitants. Il en est de même pour le gaz de ville dont les travaux de raccordement sont aux abords de cette localité puisque le réseau est arrivé au niveau de l’école primaire Naddi Rabah. Une contrainte de moins lorsqu’on sait que cette région est rurale, du reste très froide. Tel n’est pas le cas pour le volet de l’électricité pour le côté nord de la localité.

Farid Kaci

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