Les jeunes de Semmache, un village de 7 000 habitants, selon le dernier recensement, distant de 35 km à l’est de Bouira, sont abandonnés à leur sort par les autorités locales.
Dans cette localité, le spectre du chômage et de l’oisiveté a atteint des proportions alarmantes ces dernières années.
Et les premiers à ressentir les conséquences de tous ces maux, sont bien sûr les jeunes. «Ici, même les conditions rudimentaires sont inexistantes. On est toujours prisonniers de notre espoir et des promesses de nos élus», déplore l’un d’eux. En effet, le village est dépourvu d’une salle polyvalente, et encore moins d’un stade ou d’une Maison de jeunes digne de ce nom, où les jeunes pourront se détendre après une journée d’études, tout en découvrant de nouvelles passions, pour au moins «tuer» le temps. Les potentialités humaines et intellectuelles constituent les seules richesses de cette bourgade, vu le nombre de diplômés et d’étudiants qu’on dénombre dans chaque quartier. Mais le manque d’encadrement et des moyens financiers ont hypothéqué toutes ces forces qui représentaient, et honoraient, autrefois, la réputation de leur village.
En s’illustrant dans différentes compétitions sportives et artistiques à travers l’Algérie, à l’instar de la troupe théâtrale «Issouraf» qui a raflé plusieurs prix ces deux dernières années.
La négligence des pouvoirs publics, et le retard accusé par les associations par rapport à ces énergies «non renouvelables» ont créé un vide inextricable dans tout le village. Enfin, il est temps que les autorités locales et de wilaya prennent en considération les préoccupations de cette frange qui en a ras-le-bol des promesses non tenues.
Salmi Mourad
