L’opération de relogement post-séisme a débuté hier comme prévu à Corso. 288 logements seront progressivement attribués durant quatre jours, aux familles sinistrées du 21 mai 2003. A l’exemple de deux familles du site voisin de Cassio, toutes les autres, bénéficiaires de ce premier quota d’unités immobilières, étaient provisoirement installées au site de chalets de Benrahmoun après qu’elles eurent quitté l’enfer des camps de toile. Près d’une centaines d’entre elles ont été, ce lundi, affectées vers une nouvelle cité jouxtant la gare ferroviaire de Corso. Et ce, en présence des autorités locales et des patrouilles de services de sécurité. Dirigée par le capitaine Omar Bouarroudj, deux ou trois brigades de la Gendarmerie nationale veillaient au bon déroulement de l’opération. Le groupement local du Darak El Watani et d’autres organismes étatiques ont mobilisé de nombreux camions pour faciliter le déménagement des familles concernées. Hormis les griefs de certaines personnes concernant « l’exiguïté du logement réceptionné par rapport au bien immobilier perdu lors du séisme, ou au moindre défaut à charge, ladite-opération de recasement, chaque bénéficiaire doit présenter au préalable un engagement de quitter le chalet avant de recevoir la clé de son appartement. « La liste des bénéficiaires a été établie dans la transparence », affirme Mustapha Chebab, délégué des sinistrés de Corso. Vérification de telles listes au niveau des APC, d’abord des daïras ensuite de la CNL, telles sont les instructions du wali de Boumerdès prêt à intervenir en cas de litige, a-t-on appris. Les chalets une fois restitués, seront attribués aux familles nécessiteuses, dans le cadre de la résorption du problème du logement social. Rachid Chabour, directeur technique au niveau de l’OPGI — maître d’ouvrage du projet de Corso confié à Cosider — a expliqué pour sa part que cette nouvelle cité est dotée de toutes les commodités : plan d’assainissement des eaux usées, réseau d’AEP, électricité, éclairage public et raccordement au gaz de ville. Des espaces verts y sont également prévus, a-t-on constaté. Mais les structures d’accompagnement, notamment celles éducatives seront confiées à d’autres entreprises, laisse-t-on entendre. L’essentiel est qu’une bonne partie des sinistrés de Corso vient de rompre avec la pénible vie dans les maisonnettes en préfabriqué. D’autres quotas de logements en dur seront attribués aux sinistrés ces jours-ci dans les localités de Zemmouri et Khemis El Khechna.
Salim Haddou
