Le marché des fruits et légumes de la ville de Boghni connaît ces jours-ci une baisse d’activité commerciale, due essentiellement à la flambée des prix des produits agricoles de large consommation. De ce fait, cet espace classé comme l’un des plus fréquentés de la wilaya de Tizi Ouzou ne fait pas le plein comme on a l’habitude de le voir chaque jour. Ainsi, les marchands des fruits et légumes, nullement responsables de cette situation, prennent leur mal en patience en attendant la stabilisation du marché qui ne peut survenir qu’après le retour à un certain équilibre entre l’offre et la demande. Car, en fin de compte, même si la spéculation sur certains produits est à l’origine de la cherté des aliments de base comme c’est le cas pour la pomme de terre, il ne faut pas oublier aussi, affirme-t-on du côté des vendeurs des fruits et légumes, « que les capacités de production de notre pays varient d’une période à une autre, en plus des coûts de plus en plus excessifs que subissent les producteurs des cultures maraîchères ». Toutefois, le simple consommateur ne connaît pas toutes ces données, ce qui le pousse généralement à exprimer son mécontentement en découvrant les prix affichés sur les étals. Le week-end dernier, une virée effectuée dans les allées du marché de Boghni en compagnie d’un retraité, nous a renseigné un peu mieux sur l’érosion du pouvoir d’achat des personnes vivant seulement de leur salaire et de leur pension de retraite.
En effet, pour s’assurer juste le minimum vital, il faudra débourser presque le quart de sa retraite au vu du prix de la tomate cédée à 70 DA le kilo, des piments à 130 DA, la salade à 60 DA et de l’incontournable pomme de terre dont le prix subit des fluctuations d’une heure à une autre, mais sans toutefois connaître la baisse attendue par les ménages. Quant aux fruits, les acheter est devenu tributaire de la bourse de chacun, puisqu’il y a lieu de signaler que le marché de Boghni dispose d’un espace réservé seulement aux mieux nantis, à savoir ceux qui ne se posent pas de question pour faire leurs emplettes.
M. Haddadi
