« La responsabilité dans l’assassinat de Matoub doit être située ! »

La candidate trotskyste dès le début de son allocution s’en prendra aux députés coupables, à ses yeux, de blocage de toutes les propositions de son parti visant l’amélioration du cadre de vie de la population algérienne.

Pour Louisa Hanoune, les membres de l’APN  » toutes tendances confondus, y compris ceux de l’opposition ont même rejeté une enveloppe budgétaire spéciale pour l’enseignement de la langue amazighe à travers tout le territoire national ». La candidate du PT plaidera à l’occasion pour la  » dissolution de l’APN qui ne représente pas réellement les aspirations du peuple algérien », a-t-elle soutenu, avant de qualifier le Parlement d’institution  » fragile » et les parlementaires de « simples fonctionnaires qui ne se préoccupent que de leurs petites carrières », dira-t-elle. Sur un autre registre, Louisa Hanoune évoquera la tragédie du Printemps noir qui avait endeuillé en 2001 la Kabylie. Elle dira à ce propos que plusieurs paramètres ont aidé a l’avènement de cette crise dont  » les provocations de la pensée unique ». La candidate du Parti des travailleurs, qui a animé à l’occasion sa 47e rencontre électorale de cette campagne qui a pris fin hier, lâchera :  » Notre parti n’est pas responsable de la tragédie de 2001 ou de l’assassinat de Lounès Matoub ». Louisa Hanoune dira de Matoub qu’il était « le défenseurs de la démocratie et de la liberté d’expression ». Des responsables, la candidate aux élection du 9 avril prochain ne dira pas un mot.

Abordant le climat politique de la campagne électorale, Louisa Hanoune indiquera qu’il n’est pas normal que des « membres du gouvernement participent à la campagne électorale » avant d’appeler à une recomposition politique dans le pays. Pour l’officialisation de la langue amazighe, le Smig à 35 000 DA et l’amélioration du cadre de vie du citoyen, la candidate du Parti des travailleurs propose au peuple algérien  » un sursaut national pour une rupture avec la politique de la pensée unique ».

A. Z.