Ce séminaire, qui se poursuivra aujourd’hui, ne pourra, malheureusement, pas être une habitude, du moins dans l’immédiat, selon le recteur de l’Université de Béjaïa, le Pr Djoudi Mérabet, qui a procédé à l’ouverture de cette manifestation, pour la simple raison que la volonté seule de l’organiser ne suffit pas. Toutefois, le Pr M.S. Radjef du laboratoire Lamos, qui présentera ce séminaire spécialisé juste après la cérémonie d’ouverture, déclarera que des propositions sont très attendues durant les débats qui auront lieu, mais, surtout dans les travaux des deux ateliers programmés pour les journées du 25 et 26 avril. Si l’Université s’est intéressée au secteur du transport, c’est parce qu’elle est concernée directement à travers les différentes filières de formation qu’elle dispense.
D’ailleurs, le programme de ce séminaire spécialisé le montre bien : le Pr Djamil Aïssani du laboratoire Lamos, animera la première communication intitulée « L’Université de Béjaïa et l’application des méthodes scientifiques au transport », suivie de Zahir Djidjeli, directeur de la recherche et de la prospective et maître de conférences associé à l’ENSTP de Kouba, qui présentera un état des lieux et les perspectives de développement après sa conférence ayant pour thème « Rôle et importance des infrastructures de transport en Algérie ». Ensuite, ce sera l’aspect économique qui sera abordé par le Pr André de Palma de l’école normale de Cachan (France) qui animera une communication intitulée « Principes de l’économie appliquée au transport ». De leur côté, Seghir Zerguini, expert en organisation des flux du bureau d’études EGIS Mobilité de Paris (France), Robert Joumard, directeur de recherche de l’INRE (France) et le Pr Gérard Reiner de l’Université de Neuchatel (Suisse), ont été programmés, respectivement pour animer : « L’ingénierie et la théorie du trafic routier « , « le transport et environnement”, ainsi que, « L’approvisionnement compte-tenu de mode de transport alternatif ». Quant aux deux ateliers programmés, les travaux concerneront les « Axes de la recherche en transport » et « Les besoins de formation universitaire en transport ». Donc, il s’agit bien d’un séminaire spécialisé en transport ayant un rapport direct avec l’université d’autant plus que celle de Béjaïa dispense des formations en économie, écologie, gestion et différents ingéniorats, sans oublier, bien entendu, la recherche scientifique. D’ailleurs, le recteur de l’Université de Béjaïa a, lors de l’allocution d’ouverture, insisté sur le système LMD sur lequel reposent beaucoup d’espoirs pour la formation de cadres supérieurs, notamment les masters professionnels déjà entamés. Par ailleurs, en plus des universitaires, les organisateurs de ce séminaire spécialisé ont invité tous les responsables du secteur du transport à animer les ateliers, plus précisément, celui qui concerne les besoins de formation universitaire en transport. Parmi ces invités, on peut citer des responsables de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, de Cevital, de l’ Agence nationale de gestion des autoroutes, des directions de transport de wilayas de Béjaïa et de Sétif, de la direction des travaux publics de Béjaïa, de l’AP de Béjaïa, de la Société nationale des transports ferroviaires, d’Air Algérie…, d’où l’attente des organisateurs de voir des propositions émerger durant les travaux des deux ateliers de ce séminaire spécialisé. Enfin, il est utile de signaler que ces deux journées de travaux de recherches interviennent au moment où, face au développement de la mobilité des personnes et des biens, l’Algérie s’est lancée, ces dernières années, dans de nombreux investissements en matière d’infrastructures de transport, un secteur qui vit, à l’heure actuelle, des mutations sur toutes les échelles, que ce soit en interurbain, urbain ou périurbain. Citons l’autoroute Est-Ouest, la rocade ferroviaire Est-Ouest, le métro d’Alger, les projets de tramway dans une dizaine de villes ainsi que la modernisation du réseau ferroviaire. C’est pour cela que ce séminaire spécialisé sur le transport, qui se poursuivra aujourd’hui, a comme objectifs de saisir les vrais enjeux actuels et futurs du secteur du transport en Algérie, de connaître les principes de l’économie appliquée au transport et les techniques de l’ingénierie de trafic routier ; de se faire une idée sur les outils de modélisation et de simulation utilisés dans le secteur du transport ; et de statuer sur les besoins de formation universitaire en matière de transport.Quant au public concerné, ce séminaire s’adresse aux universitaires (étudiants et chercheurs), à tous les acteurs du secteur (administrations et collectivités), ainsi qu’à toutes personnes désirant saisir les enjeux du secteur.
Amastan. S
