L’un des deux piliers du célèbre groupe kabyle, le groupe Idurar, Loualia Boussaâd en l’occurrence n’est surtout pas prêt de délaisser le chemin de l’art, un chemin qu’il a emprunté il y a plusieurs années. Ainsi, une année après la rupture avec son ami du groupe, Loualia Boussaâd décide non seulement de ne jamais abandonner la chanson, mais aussi de conserver le style que nous lui connaissons. Ainsi, Loualia Boussaâd vient juste de finaliser l’enregistrement d’un nouvel album chez les éditions Olympia. Les arrangements de cet album sont réalisés par Farid Yamani et Hicham. Loualia qui a décidé de garder «intact» le cachet du groupe Idurar, nous a affirmé que son album comprendra plusieurs chansons inédites. Celui-ci est intitulé «Chah Chah». Il intégrera, en outre d’autres chansons, «Dawiyi negh awiyi», «Servid ad sswegh», «d-amudin», «Ad nzzur» : la mélodie de cette dernière ressemble fortement à celle de la chanson bien connue du groupe, titrée «Sidi Amer Oubelaïd» et tant d’autres chansons qui ne manqueront sûrement pas d’émerveiller les mélomanes. Ce premier album solo de Loualia Boussaâd est réalisé avec un talent de maître. Lui, qui n’a cessé tout au long de son parcours artistique, «de bercer» avec ses mélodies les milliers de fans, que comptaient le groupe Idurar il s’engage, non sans engouement, dans une nouvelle aventure qui, immanquablement, ne manquera pas de rythme et de poésie. Le style qu’avait choisi le groupe Idurar, était très imprégné du folklore kabyle, essentiellement puisé dans le répertoire de nombreux chants et mélodies de Kabylie : nous retrouvons ceux-ci dans le nouvel album de Loualia Boussaâd, ce qui est un signe de continuité et de réussite sans conteste. Spécifions cependant que l’album qui sera sur les étals dés le mois prochain, nous semble plus particulièrement destiné à des amateurs et amatrices de ce genre de chansons. Nous les encourageons vivement à se procurer cet album pour lequel Loualia a consacré une année pour l’élaborer, avec finesse, sensibilité, rigueur professionnelle et toujours cette même passion que nous lui connaissons.
M. Mouloudj
