Les prix des légumes ont baissé mais la vie est toujours chère

Après la flambée des prix des légumes atteignant le pic de 100 DA pour la pomme de terre, nous constations depuis quelques jours, une tendance à une baisse sensible de ces derniers. Ainsi, cet aliment de base, indispensable à la couche moyenne, a retrouvé un prix abordable oscillant entre vingt et vingt-cinq dinars le kilo.

Outre ce tubercule qui se stabilise, il y a lieu de signaler que les autres légumes se sont aussi vus leurs prix diminuer, du triple au simple pour certains. Effectivement, le poivron cédé il y a deux mois seulement à 150 DA est vendu aujourd’hui à 50 DA et il en est de même pour son compagnon de cuisine la tomate en l’occurrence. L’oignon dont le prix est de 30 DA le kilo est affiché presque au même prix que le kilo d’aïl du terroir.

« C’est vrai que les prix des légumes ont baissé ces derniers jours, mais ce n’est pas le cas des fruits dont les prix sont excessifs », nous dira Allaoua, père de famille nombreuse, rencontré dans un marché du chef-lieu. En effet, ce dernier n’a pas tort.

Même si on reconnaît qu’il y a, aujourd’hui, sur les étals une riche variété de fruits, ne veut pas dire que cette dernière est à la portée de tout le monde.

Les petites bourses ne peuvent pas se permettre l’achat d’oranges à 120 DA le kilogramme, de pêches à 150, de nèfles à 90 dinars sans parler de la pastèque cédée à presque 100 DA ni du cantaloup à 160. Si nous devons calculer les achats hebdomadaires indispensables à une famille moyenne de six personnes, nous conclurons qu’il faut un pactole de deux mille dinars pour les légumes seulement auquel il faut ajouter le même montant pour la viande et les fruits. Sur la base de ce calcul simple, pour subvenir aux besoins primordiaux de la famille moyenne algérienne, il faut un montant mensuel de deux millions de centimes, sans compter les autres frais, tels que les redevances électriques, d’eau et autres.

« Nous venons de faire un petit calcul ensemble et vous voyez bien que la revendication de la centrale syndicale d’un SMIG à 18 000 dinars est encore loin de la réalité. Il faut que le salaire minimum soit de 25 000 dinars », déclarera Allaoua, noter interlocuteur.

Que prévoient les pouvoirs publics pour sortir la population de cette pauvreté dans laquelle, est engluée depuis longtemps ? L’avenir nous le dira.

A. G.