«Le siège de notre APC n’offre ni l’aspect architectural d’une institution de la République et ne répond ni aux normes en la matière», constate un élu de l’APC d’Ighram. Et d’ajouter : «N’était la devise inscrite sur le panneau accroché au fronton, le commun des citoyens assimilerait la bâtisse à une maison d’habitation».
Le staff aux commandes de la municipalité relève par ailleurs l’exiguïté de la mairie. Une situation qui dure avec un fonctionnement commode des différents services et la nécessité d’offrir à l’administré un service public à la hauteur de ses attentes.
«La bâtisse a, certes, connu quelques modifications et une petite extension, dans la dernière en date, remonte à l’année 1992 avec l’érection du bureau de l’exécutif et l’aménagement du service d’état civil mais cela n’a pas réglé grand chose», relate M. Ibakiden, le P/APC.
Pour preuve, «le bureau de l’adjoint au maire a été libéré au profit du service technique.
Pis, nous avons dû recourir au jumelage des services alors que le bureau du régisseur est sous la tôle ondulée», soutient-il. Pour remédier à la situation, les responsables de la municipalité ont préconisé «l’érection d’un nouveau siège en lieu et place de l’actuelle bâtisse proposée à la démolition, mais l’idée a buté sur le niet des services du CTC qui, après expertise, ont refusé de cautionner sa destruction», nous fera savoir M. Ibaliden.
La proposition de l’APC est motivée, nous dit-on, par l’indisponibilité d’assiette foncière pour accueillir une nouvelle structure dont le projet est pourtant retenu depuis deux ans mais ne connaît toujours par un début de concrétisation.
Au final, l’APC a dû se résoudre à faire un choix de terrain au niveau du parc communal pour lancer le volet relatif à l’étude du projet d’autant plus qu’une autorisation de programme de 2 millions de dinars est disponible. «Nous avons lancé un concours d’architecture et retenu un bureau d’étude», nous a indiqué le maire.
Quant à la réalisation de ce projet, il attendra d’autres financements car l’APC «ne peut pas financier un tel investissement sur les PCD, au détriment des projets de développement», a affirmé l’édile.
N. Maouche
