La mercuriale s’envole avec la température estivale

A l’approche des vacances d’été, les marchés semblent prendre de la tension et les prix s’envolent à qui mieux mieux. Le marché hebdomadaire (et quasi permanent) de Djemaâ Saharidj est fréquenté par toute la population des villages voisins et même les plus loin. « La marchandise y est plus fraîche », dira un vieil habitué des marchés.

C’est ainsi que seuls l’oignon et la pomme de terre ont repris les couleurs périodiques avec des prix revus à la baisse (15 DA pour la première et 20 DA pour le second) tandis que les autres légumes franchissent des barres hors de portée des bourses moyennes. A noter que certains magasins affichent des prix plus bas mais demeurent boudés par les clients habituels qui s’approvisionnent au marché. Le haricot vert jongle avec les 85 DA, la courgette frôle les 65 DA, la tomate ne fait que devenir encore plus chère, frisant les 85 DA.

En ce qui concerne les fruits, le travailleur moyen devra bien s’en passer, l’abricot revenant à 100 DA le kg, la pêche à 65 DA tandis que la pomme prend de la hauteur, son prix variant, selon les commerces, de 100 DA à 180 DA. Pour le concombre, il faudra débourser 55 DA pour le kg de même que l’aubergine qui s’élève à 55 DA. L’ail, quant à lui, a fini par prendre l’ascenseur vers le bas, se vendant à 25 DA le kg. La pastèque, le melon, les cerises et le raisin ont bien fait leur apparition sur les étals, mais pas encore sur les meïdas des humbles maisons. Les couffins des ménagères se remplissent difficilement au fur et à mesure que leur bourse s’aplatit en se vidant.

Quant au poisson, la loi du marché ne semble aucunement clémente, son prix varie, selon la qualité et le genre, de 130 DA à… 400 DA pour certains « gros poissons ». Le poulet, viande blanche dont ne se privaient jamais les pauvres il y a peu de temps, a rejoint la viande rouge.

Quand un poulet revient à 500 DA au bas mot, il faudra compter sur le déchet pour calculer ce que l’assiette va recevoir. La viande, elle est absente dans l’assiette des gens aux faibles revenus. Ainsi, clients et clientes vont d’un étal à l’autre, font la moue à l’annonce des prix qui sont rarement affichés et passent outre. Leurs moyens se sont pas à… la hauteur. Il faudra se contenter de ce que la bourse peut permettre et attendre des jours meilleurs car même la salade a atteint le sommet des 40 DA le kg.

Sofiane Mecherri