Réceptionnée et mise à la disposition des partis politiques, lors de la campagne pour les élections présidentielles, la salle de cinéma est à nouveau fermée. Il semblerait, apprend-on, que des travaux de plomberie qui n’avaient pas été réalisés, lors de la première réhabilitation, soient en cours d’exécution.
Malgré les dépenses conséquentes, consenties, la rénovation n’a pas touché toute la structure.
Si, comme nous l’avons remarqué, la partie «orchestre» au ras du sol, a bénéficié de la réparation des fauteuils, le balcon en revanche,demeure nu. En outre, la salle des machines n’avait pas subi de travaux et demeure toujours à l’abandon, à moins que l’on décide d’y remédier, ces jours-ci. Ce qui en dit long sur le sort réservé aux lieux. En tous cas, ce n’est pas demain qu’on bénéficiera d’une quelconque projection. Par ailleurs, aucun autre aménagement, contrairement à ce qu’on nous a annoncé, au début des travaux, n’a été apporté.
Ni bibliothèque, ni salle d’exposition ne sont, finalement, prévues. Réhabilitée à coups de millions, la salle n’a, pour le moment, servi qu’à abriter quelques meetings, lors de la dernière campagne électorale. Les abords immédiats, particulièrement, la cour extérieure, sont jonchés de détritus de toutes sortes. Même si le portail est cadenassé, des jeunes squattent tout de même les marches d’escaliers donnant accès à la salle, pour se reposer et rêver. Nous ignorons, pour le moment, si un programme de mise en valeur des lieux a été tracé, pour les mois à venir.
Les associations locales ne semblent nullement intéressées par l’exploitation de la salle à des fins culturelles. L’APC devrait avoir une commission culturelle et sportive, dotée d’un budget et chargée de casser la monotonie ambiante ne serait ce qu’à l’occasion des fêtes nationales.
L’argument du manque d’infrastructures, évoqué par le passé pour expliquer sa léthargie, ne tient plus la route. Si la bibliothèque en construction doit, elle aussi, être fermée après son achèvement, qu’on la transforme, dès maintenant, en locaux commerciaux, plus rentables, parait-il.
A. O. T.
