48 heures d’enfer à Tizi-Ouzou

Selon un bilan provisoire de la Protection civile, 132 hectares de maquis et de broussailles sont partis en fumée durant ces dernières 48 heures, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, ravagés par le feu. 36 incendies y ont été enregistrés.

La Protection civile a recensé pas moins de 3400 arbres, la plupart des oliviers, emportés, dans la commune de Tizi N’telata. Plus exactement au village Chorfa, 7 personnes ont été évacuées vers des établissements sanitaires après qu’elles ont été incommodées par la fumée et la chaleur. C’est dire que la capitale de Djurdjura a vécu près de deux jours dans une effervescence indescriptible, un véritable enfer ! Selon la cellule de communication de la même Protection civile (celle de Tizi-Ouzou), toutes les daïras de la wilaya n’ont pas été épargnées. Ouacif et Aïn El Hammam restent toutefois les plus touchées. La commune d’Aït Toudert, à Ouacif, a perdu 20 hectares de broussailles et de chênes verts particulièrement au niveau des deux villages, Aït Ali et Tigouseft. 20 hectares ont été également ravagés dans la commune d’Aït Yahia, dans la daïra de Aïn El-Hammam, plus exactement aux deux villages Koukou et Boushel, à Ouaguenoun. C’est surtout le lieu-dit Ihdegawen qui a été le plus touché puisque celui-ci a enregistré 20 hectares de perte à cause d’un important incendie qui s’est déclenché dans la région. Les lieux dits Agouni Guizen à Azazga et Ighil Bafir (Boudjima) ont enregistré 7 hectares de détruits chacun. Cela dit, l’ensemble des 36 incendies ont été éteints et aucun feu n’a été signalé durant la journée d’hier, les sapeurs-pompiers restent toutefois en état d’alerte maximale. La gravité a imposé aux agents de la Protection civile de faire appel, pour la première fois, à la colonne mobile, dotée de moyens sophistiqués dans la lutte contre les feux de forêt. Tizi aura vécu deux jours d’enfer, même si durant la journée d’hier, le climat était plus clément. Avant-hier, par contre, le thermomètre a atteint des pics vertigineux. Les différents incendies sont certainement pour quelque chose dans cette chaleur torride, mais pas seulement. Le vent chaud qui provenait du Sud a considérablement fait grimper le mercure. La souffrance de la population a été accentuée, en outre, par les incessantes coupures d’électricité et chutes de tension enregistrées dans certains endroits. Ce fut, en somme, une véritable misère que Tizi a dû vivre. Elle espère des jours plus cléments.

M. O. B.