Les habitants de la cité des 140-Logements crient à la négligence

Plusieurs requêtes dont cinq copies nous ont été transmises, adressées aux responsables locaux, toutes direction confondues, ils réclament pour résumer « de meilleures conditions de vie ». des revendications, somme toute légitimes, allant de la réhabilitation du réseau routier, de la dotation de leur quartier de bacs à ordures en passant par la réalisation d’une canalisation pour le drainage des eaux pluviales dont les travaux ne sont pas terminés abandonnée à moitié par l’entreprise chargés des travaux, ainsi que les vides sanitaires qui refoulent de mauvaises odeurs générés par les grandes chaleurs.

Les habitants de cette cité demandent également le bitumage de la cité en plus du problème de l’étanchéité au niveau du quartier, si la première tranche a été réalisé en 2005, la 2e partie, soit les 80-Logts n’a pas été réalisée à ce jour malgré les différentes interventions et différentes correspondances auprès de l’APC et la SUCH et les promesses non tenues à ce jour, notent-ils, dans plusieurs correspondances adressées au P/APC de Sidi Aïch et les différents services techniques ainsi qu’au chef de daïra, ces dernières années.

Durant la saison hivernale, révèlent-ils, la cité des 140-Logements devient une piscine, pour rentrer chez soi, il faut une paire de bottes nous dira Madjid le président du comité du quartier, d’où suggèrent-ils, l’urgence d’engager des travaux pour la canalisation des eaux de pluie. Selon des membres de l’association dudit quartier, plusieurs entrevues avec les responsables locaux ont eu lieu par le passé pour justement leur faire part des problèmes auxquels sont confrontés les habitants. La commune de Sidi Aïch leur aurait promis de régler tout ça. Les habitants se plaignent également de la prolifération des ordures et des herbes sauvages qui présentent un réel danger pour les enfants qui jouent dans ces espaces pleins de poussières.

« Nous, habitants des immeubles, souffrons de la prolifération des herbes sauvages et des ordures, et même des insectes, qui empoisonnent notre quotidien dans cette cité. Nous n’arrivons même pas à ouvrir les fenêtres, en dépit de cette chaleur caniculaire. Nous craignons fort que les maladies à transmission hydriques se propagent à leur tour et fassent des victimes parmi nous », dira Khalti Adouda, une habitante de l’immeuble, qui ajoute : « Nous avons peur que les insectes deviennent un vecteur de transmission de toutes sortes de maladies et de microbes, d’autant plus que nous sommes en plein été ». De son côté, Mourad habitant le même immeuble, dira : « Aucun espace vert tout ce qui entoure la cité ressemble à un dépotoir. Notre quartier est dans un état d’abandon total. Le plus grave réside dans le fait que ces dépotoirs constituent, depuis quelques temps, un foyer idéal pour les insectes. En tant que citoyens, nous ne pouvons plus utiliser ces espaces, et même nos enfants n’ont plus où jouer ». Salim précise : « A vrai dire, j’interdis à mes enfants d’aller jouer là-bas, malgré qu’ils n’ont pas d’autre lieu. Ces endroits sont insalubres et exposent les enfants à de multiples risques. Pis encore, ces espaces sont dominés par les herbes sauvages qui ont été à l’origine de plusieurs accidents dont ont été victimes des enfants. De ce fait, mes enfants sont condamnés à rester, à la maison, devant l’écran du téléviseur, ce qui est loin d’être réjouissant pour nous, et pour eux ».

A ce propos, un enfant, dénommé Rafik, dira : « Nous n’avons pas où jouer. Notre cité ne dispose pas d’une aire de jeux comme les autres où on leur a construit un stade de proximité. De ce fait nous sommes condamnés à rester chez nous ». Quant à Farid T., vice-président de l’association du quartier, il dira : « Nous sensibilisons les autorités locales à assurer l’entretien de ces espaces qui profitent, à la fois, aux enfants et aux adultes. A mon avis, les intervenants dans le domaine de l’hygiène devraient doter ces espaces de bacs ou de containers ». Aujourd’hui, regrette-t-on, aucun responsable n’est venu au quartier pour s’enquérir de la situation peu reluisante des habitants. Cela, soutient-on, en dépit des multiples requêtes et de la bonne volonté des responsables de ce quartier qui ont adressé aux autorités les doléances des citoyens. Pour les habitants de cette cité, cette position de non-recevoir qui a été signifiée jusque-là aux habitants de la cité, sonne comme un mépris à leur égard.

Samy H.