Depuis le début de la saison estivale, les pouvoirs publics ont autorisé les transporteurs à effectuer le maximum de rotations dès midi, les jours ouvrables, et toute la journée durant les week-ends et jours fériés. Cette initiative est louable à plus d’un titre quand on sait que le parc de transport public de la wilaya de Bgayet ne peut prendre à lui seul en charge, durant la période estivale, les résidants et les vacanciers si l’autorité compétente continue à faire appliquer les horaires fixés durant les autres jours de l’année.
C’est une dérogation que l’on pourrait inclure dans la préparation et l’amélioration des conditions de séjours des estivants mais, hélas, l’abus des transporteurs crée une certaine anarchie qui pouvait être évitée.
Ces derniers ne se sont pas limités à surcharger leurs bus mais plus grave encore ils laissent leurs clients à mi-chemin. En effet, sur la RN 9 pas exemple, à proximité du tunnel d’Aokas, les travaux de confortement du cap et le double barrage de gendarmerie et de police sont à l’origine d’un bouchon permanent et long jusqu’au château de la comtesse, soit sur deux kilomètres, à partir du début d’après-midi et ceci quotidiennement sans compter les week-end durant lesquels, il est conseillé plutôt de garer son véhicule et d’éviter ce tronçon de route.
Cette situation a donné l’idée à certains transporteurs de faire demi-tour à partir du début de la chaîne de véhicules, c’est-à-dire à proximité du château pour repartir sur Bgayet pour un autre chargement et bien sûr en faisant transporter en surcharge les clients à destination d’Aokas par leurs collègues bloqués dans le bouchon.
A une protestation d’un passager, le convoyeur rétorquera que ce n’était pas nécessaire que les deux bus soient bloqués dans le bouchon, alors autant que l’un continue sur Aokas et que l’autre reparte sur Bgayet pour une autre rotation. Cette logique propre à ces transporteurs avides de gains faciles, n’est pas pour donner une bonne image de cette corporation. Les services de sécurité doivent revoir leur manière de contrôler ce type de prestataires de service.
Il serait préférable de multiplier les patrouilles lesquelles peuvent permettre la prise en flagrant délit d’infraction, comme ces bus qui font demi tour à mi-chemin, plutôt que de dresser les barrages qui créent beaucoup plus des bouchons. C’est vrai que les services de sécurité ne peuvent pas tout faire seuls, la population doit aussi s’imposer et refuser par exemple de changer de bus à mi-chemin, sauf bien sûr s’il tombe en panne, et là c’est une autre paire de manches ou encore de se retrouver serrés comme des sardines debout dans un bus plein à craquer.
A. Gana
