Dans le monde, et selon les statistiques de la fédération internationale du diabète, le nombre actuel de victimes de cette maladie est de 333 millions, soit 6,3% de la population de la planète. En effet, dans le cadre de la détection prématurée de cette maladie, et éventuellement lutter contre ses complications, la pharmacie « Larbi », sise à Raffour, qui est dotée d’un laboratoire d’analyse, a lancé une louable campagne gratuite de dépistage au profit des citoyens dépassant la quarantaine, du 15 au 25 du mois passé. Comme il fallait s’y attendre, cette offre gratuite a connu une affluence remarquable, notamment les femmes. Tout de même, cette action humanitaire, malheureusement ne peut guère éviter cette véritable catastrophe de la santé publique qui fait et fera certainement plus de pression sur le personnel de la santé. Cependant, elle (action de dépistage) permet seulement d’éviter des complications graves qui peuvent surgir si ce mal n’est pas détecté à temps et que le patient n’est pas bien pris en charge. A l’instar de toutes les autres maladies incurables, le seul remède préconisé pour tout le monde, sans distinction d’âge ni de sexe, reste la prévention. C’est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne parvient pas à produire suffisamment d’insuline ou lorsque l’organisme ne peut pas utiliser efficacement l’insuline produite, ce qui augmente le taux de glucose dans le sang (hyperglycémie). Elle touche le plus souvent les personnes obèses. D’ailleurs, l’obésité constitue le principal facteur de risque modifiable pour 90% des cas du diabète. Elle se calcule par l’indice de masse corporelle (IMC), grâce à une formule mathématique à partir de la taille et du poids d’une personne. (IMC = poids (kg)/Taille 2 (au carré) en m2. En exemple, l’IMC d’une personne ayant un poids de 70 kg et une taille de 1,65 m est de : 70/ (1,65 x 1,65) soit 25,73. Les personnes dont l’IMC se situe entre 25 et 29,9 sont considérées comme en surpoids, tandis que celles dont l’IMC est supérieur ou égal) à 30 sont obèses donc exposées au danger. Selon les données de l’OMS, le diabète et l’obésité, qui ont pour cause les changements majeurs au niveau de l’inactivité physique, (pas de pratique du sport) et de l’alimentation, représentent déjà le plus gros défi de santé publique mondiale de ce siècle. En effet, la prévention et les autres stratégies de prise en charge axées sur l’individu sont désormais insuffisantes pour faire face à cette épidémie. D’autres mesures sont par contre vivement préconisées pour toutes catégories d’âges et pour les deux sexes, comme : pratique d’une activité physique quotidienne modérée. 30 minutes de marche au moins, à défaut de pratiquer un sport ou faire du footing régulièrement, suffisent pour rester en bonne santé ; fournir aux enfants un large éventail d’activités physiques et contrôler leurs poids, fournir des environnements urbains qui encouragent des modes de vie sains pour tous, enseigner des habitudes alimentaires saines et donner des aliments équilibrés et en petites portions à l’école, transformer les habitude alimentaires à l’échelle mondiale et enfin encourager une dépendance moindre par rapport aux transports motorisés, et encourager les efforts visant à réinstaurer l’activité physique dans notre vie quotidienne. On dit souvent : « Vaut mieux prévenir que guérir ! ».
Farid A.
