Un danger pour la santé publique

Il est vrai que durant la dernière décennie de nombreuses personnes profitant de l’insécurité et de l’absence des services de contrôle se sont improvisées dans différentes professions pour le moins assez lucratives. C’est le cas des éleveurs de volailles qui se sont multipliés au grand dam des aviculteurs professionnels qui ont vu la concurrence plus rude car déloyale. En effet, en possédant une bâtisse à peine aménagée, des personnes attirées par l’appât du gain facile, investissent dans l’achat de poussins pour les engraisser, à même le sol, parfois sur une bâche en plastique, et ce dans les conditions d’hygiène plus que douteuses. L’achat d’aliments, l’acheminement de citerne et parfois quelques fortifiants suffisent à engraisser les gallinacés qui finiront dans notre assiette, et sans aucun contrôle sanitaire au préalable. D’où le goût plutôt fade du poulet rôti. Devant cet état de fait, et au vu de la multiplication de ces poulaillers sauvages, la santé du consommateur est quotidiennement en danger. Soulignons au passage que les services de la direction du commerce ont lancé depuis quelques temps une opération qui consiste à contrôler les produits destinés à la consommation. Seulement, cette opération ne touche pas les commerces illicites. « Nous n’avons le droit que de contrôler les commerces possédant des registres », nous a expliqué le chef du bureau du service des contrôles, lors de la journée d’information organisée par la direction du commerce de la wilaya de Bouira. Ainsi donc, en sachant que tous ces commerces illicites pullulent, la santé publique est d’autant plus exposée au danger. Si les bureaux d’hygiène implantés dans chaque commune se chargeaient de traquer les commerces illicites, il est certain que la santé publique serait moins exposée au danger.

Hafidh B.