Une commune en quête du développement

Combien de fois, les passants et les visiteurs dans ces communes, ont remarqué le fort débit qui jaillissait des tuyaux d’arrosage pour irriguer leurs vergers arbres fruitiers, oliviers… Pour certains disent-ils, leurs robinets ne furent jamais fermés (à cause du fort débit) de peur de voir leur conduites éclater. Ceci fait grincer les dents des populations des autres communes qui en ce moment, souffrent du manque criant de l’alimentation en eau potable. Elles ne reçoivent l’eau qu’une fois tous les 4 à 5 jours d’intervalles et selon les réclamations de certaines populations, l’eau n’a pas coulé depuis belle lurette, le cas est assez signifiant pour les localités d’Ath Hamdoun… Ce déséquilibre local en matière de distribution de l’eau potable en particulier celle de la « Source noire » reste un sujet de discussion continue pour l’ensemble des populations, en particulier celles qui souffrent du manque d’eau et encore ces derniers jours même pour celles qui en sont raccordées à cette dernière (Source noire).

C’est dans ce contexte que la demande actuelle est la remise de gestion de l’eau potable à l’ADE, apparemment qui avait commencé à le faire depuis peu de temps. Accusée de s’être emparée de toute la ressource de cette source, la commune de Saharidj par le biais du président de l’APC a apporté certains éclaircissements pour contredire toutes les supputations possibles. Ainsi, il affirme que « même sa commune est en manque d’eau potable. Il cite les quelques quartiers et localités non encore recordées. Le siège de la commune lui-même et le lycée en sont des exemples concrets ».

La commune continue-t-il « est branchée de façon irrégulière, d’ailleurs même les châteaux d’eau existants ont de capacités réduites. Ils ne dépassent pas les 500 m3 s’agissant de celui situé au nord du siège que de celui du côté sud de la mairie pour lequel, à signaler même le branchement reste encore non réalisé ». Quand au réseau d’AEP de la commune dans sa totalité, toutes les études inhérentes à l’eau potable ont été faites visant à mettre en place les nouveaux réseaux d’AEP. Ces derniers toucheront aussi bien la création de nouveaux réseaux que leur volts de distribution. Ainsi, les premières opérations inscrites dans ce registre ont été déjà réalisées et achevées. Elles ont fait bénéficier la première localité, à savoir celle de Imezdurar-Illithen dans la mise en service fut en 2009 au profit de 1000 foyers de ces deux localités. Il en est de même pour le projet d’adduction qui va de la « source des singes » vers Imezdurrar pour un montant de 300 millions de centimes et de l’autre l’adduction qui venait de la source vers « Amman Mallulen ». Ce projet a nécessité la consommation d’une enveloppe financière de l’ordre de 400 millions de centimes qui englobera même la réalisation de son réseau de distribution du reste.

Dans le tableau des réalisations brossé, il fut cité aussi la projet concrétisé au profit des « illithen » au niveau de la Source noire. Un montant de 1,2 milliard de centimes a été consommé pour sa réalisation dont bénéficieront au minimum 950 foyers. L’ensemble de ces projets ont été suivis par la concrétisation en parallèle des mini projets sous forme de fontaines publiques en attendant la réalisation des réseaux classiques au profit de la localité d’Ath Hamadh ». Ainsi, quelque dix (10) fontaines publiques ont été réalisées à raison de 100 millions de centimes l’une au profit de toute la population qui fut estimée au minima à 5000 foyers. Cette solution est préconisée en raison de l’éparpillement de la dite population et du relief accidenté qui nécessite de gros moyens pour concrétiser des projets sur ces sites.

Revenant sur les réflexions faites par les communes voisines sur les grandes capacités hydriques « sa source noire », le maire de Saharidj, Ali Belkacemi a voulu apporter des éclaircissements sur son débit. Selon lui « cette source a connu une nette régression en matière de son débit. La preuve en est la dernière expertise effectuée par une équipe allemande qui a dévoilé sa diminution en matière de débit de l’ordre de 150 L/S ».

Il continue de citer à titre de confirmation de ce phénomène la disparition de 02 fontaines anciennes en l’occurrence celle de Thalla et de Thaawint Wamen sise au niveau de la localité d’Ighil Nath Halmadh ».

Comme il a voulu aussi souligner « l’absence d’entretien de la galerie de conduite d’eau qui a connu des fissures courantes des terres résultant sur des déperditions énormes de quantités d’eau ».

Dans ce sillage, il n’a pas omis de proposer de revoir la conduite « avant qu’il ne soit trop tard » car, poursuit-t-il, le dit projet a été réalisé « avec certaines carences techniques ce qui exigea chaque année une somme de 300 millions de centimes rien pour sa réfection. Cette dernière touche spécifiquement les fissures qui se manifestent à cause des vibrations rituelles de la force de débit des eaux qui s’y écoulent à travers ladite conduite », avait-il informé.

D’ici là, la région de la daïra de M’chedallah reste mal alimentée en matière d’eau potable en attente de prochaines réflexions qui porteront en premier lieu sur la gestion de cette eau par les services de l’ADE en attendant bien sûr la réalisation du projet du raccordement et d’adduction à partir du barrage de Tilesdit.

F. K.