La Dépêche de Kabylie : Les Kabyles entendent parler de l’Imzad. Est-il vrai qu’il est menacé de disparition ?
Hadaouia Lansari : C’est vrai pour ce qui concerne la wilaya de Tamanrasset, surtout au chef-lieu, mais pas dans le Sahara. Dans le désert, il restait toujours des femmes qui jouaient de l’Imzad. Mais, maintenant, grâce à Mme Farida Sellal qui a créé l’Association Sauver l’Imzad, notre instrument est… sauvé. Moi-même, j’ai été initiée dans cette association avec une trentaine de femmes de tout âge avant de me sentir capable de créer une association. Nous l’avons nommée l’Association Tadukelt qui veut dire Amitié.
D’où vient l’appellation imzad ?
En vérité, Imzad est le fil de l’instrument. Il vient du mot cheval. Ensuite, l’instrument entier a pris le nom d’Imzad. Jadis, les femmes en jouaient dans les moments de tristesse en temps de guerres.
Pourquoi seules les femmes jouent de l’Imzad ?
L’Imzad est destiné effectivement aux femmes qui sont les seules capables d’en jouer avec des sentiments. Il est impossible pour un homme de le faire de cette façon.
Le mot de la fin ?
Je suis très heureuse d’avoir visité Bgayet pour la première fois de ma vie. Je souhaite que les Algériens s’unissent un jour, la main dans la main. Enfin, je terminerai en remerciant la population de Bgayet pour son accueil.
