Deuxième édition du Festival de la poterie traditionnelle

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Pas moins de vingt-six artisans ont pris part à cette manifestation, dont vingt-trois ont participé au concours du meilleur produit de la poterie.

Outre ce concours du meilleur produit de la poterie, d’autres activités figuraient au menu. Ainsi, selon les organisateurs, un autre concours du meilleur produit fabriqué sur place a eu lieu vendredi dernier, ainsi qu’un autre atelier sur la cuisson traditionnelle a été mis en place dans l’enceinte même de la Maison de jeunes d’Aït Smaïl.

Une conférence sur le secteur de l’artisanat et plus précisément la poterie, indique-t-on a été également animée dans l’après-midi d’hier, samedi, par l’Association “Ayadi”.

Ce festival s’assigne comme objectifs, soulignent les organisateurs, “la préservation de l’activité qui commence à disparaître vu les contraintes qui l’entourent, penser à rentabiliser l’activité potière en passant de l’aspect purement culturel à l’aspect économique, promouvoir l’activité et faire sortir le produit local de l’isolement et le valoriser en exploitant toutes les opportunités, la publication des travaux de recherche sur la poterie, création d’un musée de poterie, organiser des formations aux potiers et potières, offrir un espace de rencontre et d’échange aux artisans potiers et rendre un hommage à la femme kabyle, particulièrement à celle d’Aït Smaïl”.

Les organisateurs envisagent aussi, à travers l’organisation de ce festival, de lancer un défi pour la restitution d’un art populaire longtemps marginalisé, qui n’est autre que la poterie. Ainsi, soutient-on, cette manifestation a permis de réunir le fruit des mains des femmes kabyles, en estimant en outre, que c’est une manière de “redonner âme et vie à une tradition antique, une pratique qui rassemblait une beauté et une utilité reconnue, une pratique ou la femme kabyle transmettait ses sentiments et ses pensées à travers des symboles (…)”. Cette manifestation culturelle et artisanale, insiste-t-on, se veut également un hommage à ces valeureuses femmes amazighes en général et celles d’Aït Smaïl en particulier qui sont des artistes par excellence dans ce domaine.

“Notre engagement pour la préservation de cette culture doit être à la hauteur de ce que nos aïeux nous ont légué, donc nous agissons pour sensibiliser les gens doués et intéressés à produire et à créer davantage”, conclut-on.

D. S.

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