Aïn El Hammam qui se plaignait de manquer de terrains est cette-fois ci, bien servi. Les travaux de démolition tirant à leur fin, laisseront sous peu, place à deux grands terrains nus, en plein centre-ville. Une aubaine pour les nombreux automobilistes qui, dès maintenant, occupent l’espace, même non aménagé, pour se garer.
Que ce soit à la rue Bounouar ou à la rue Colonel Amirouche, deux terrains, d’une superficie appréciable, viennent de voir le jour. Les autorités n’auront que l’embarras du choix, quant à leur utilisation. Tel un rideau qu’on écarte pour découvrir un tableau de maître, les immeubles hideux ont laissé place à une vue superbe sur le Djurdjura, comme au bon vieux temps.
La ville semble revivre et respirer cet air de la montagne, toute proche. Les citoyens, heureux de redécouvrir une partie de leur cité d’antan, se demandent si, finalement on n’avait pas fait plus de mal que de bien à Michelet en y érigeant des mastodontes de béton.
« Qu’on ne trouve plus d’autres excuses, à présent, pour étouffer la ville encore une fois ». Malgré les destructions, les sondages n’ont pas cessé. « On ne voit pas l’utilité de continuer les études du sol », fait remarquer, à juste titre, un commerçant. « L’Etat a déjà perdu suffisamment d’argent dans la construction de bâtiments qui, moins de vingt ans plus tard, ont nécessité une enveloppe conséquente pour… leur démolition. Il est temps qu’on pense à doter Michelet d’un parking, d’espaces verts et d’un marché convenable. Des réalisations légères qui ne demandent pas de gros investissements ». Si la crise du logement actuelle doit être réglée par des constructions étatiques, les pouvoirs publics doivent faire un effort pour l’acquisition de terrains stables. Des propriétés privées répondant aux normes existent.
A. O. T.
