La polyclinique de Takerboust qui, à vrai dire, n’a de polyclinique que le nom, souffre d’un manque criant de moyens, tant humains que matériels.
Les prestations de cette structure érigée dans les années quatre-vingtdix sont réduites à leur portion congrue : des consultations en médecine générale et soins infirmiers.
Pourtant, la structure est conçue pour accueillir également un service de radiologie et une maternité rurale.
Un service dont le fonctionnement n’a pas fait long feu, alors que l’équipement de radiologie, promis par le DSP lors de la première visite du wali le 06 décembre de l’année écoulée, n’a pas encore vu le jour, la polyclinique d’Aghbalou se plonge dans des manques indénombrables. S’ajoutant à l’inexistence de la restauration des malades reçus au service de la maternité ainsi que le personnel veillant pendant 48 heures de permanence. Ce centre de santé tire la sonnettes d’alarme pour remédier à la pénurie d’eau. Il est vrai que le nombre de malades accueilli quotidiennement est relativement inférieur à celui reçu à l’hôpital de M’chedallah, néanmoins, ce nombre dépasse parfois 60 cas d’urgences par jour et durant la journée uniquement !
Chose qui pourrait qualifier cette polyclinique de pôle très important. « Cela ne sert à rien de construire des structures de santé dans ces contrées si on ne les dote pas de moyens nécessaires. S’agissant de la carence en personnel médical, les autorités sanitaires se réfugient derrière le manque de postes budgétaires pour expliquer cet état de fait », se plaint un citoyen.
Il est à signaler que, mis à part les ambulanciers, qui sont qualifiés comme des ouvriers polyvalents, la polyclinique d’Aghbalou ne compte aucun agent de sécurité spécialisé pour la nuit, et cela malgré que le service de maternité reste opérationnel 24h/24. Si, éventuellement, les moyens existent, pourquoi alors marginaliser cette zone, sinon, cette structure bien destinée au service des citoyens ?
Brahim B.
