Certainement, des facteurs où des raisons objectives et subjectives ont conduit à cette baisse dont les conséquences n’affecteront au fin de compte que les vendeurs soumis eux mêmes aux fluctuations que ne cessent de connaître le marché des fruits et légumes et ce depuis le début de la période estivale.
Donc, sans solliciter l’avis des connaisseurs des règles régissant le commerce dans notre pays, le simple citoyen peut deviner les causes en plus de fréquentation des allées du marché, censé être un lieu de rencontre et de commerce entre les citoyens de tous horizons qui permet de consolider les liens sociaux entre groupe de citoyens.
Donc, il s’agit de l’absence totale d’une autorité de régulation de la commercialisation des produits les plus demandés par les ménages.
Toujours, en analysant objectivement la situation, il faut aussi parler de la grande spéculation organisée par les fournisseurs des marchés de gros et autres marchés de détail dont l’impact sur le pouvoir d’achat intervient négativement dans l’immédiat pour durer longtemps au grand malheur des chefs de familles.
Au marché hebdomadaire de la ville de Boghni, en ce mois de jeûne, il n’y a pas foule devant les étals des marchands des fruits et légumes à l’exception du jour de marché qui intervient chaque dimanche, ce qui fait penser que progressivement, les petites bourses commencent à s’habituer à la crise qui secoue divers secteurs d’activités à leur tête le commerce, devenus au fil des dernières années un terrain conquis par les spéculateurs. Assez imprégnés de l’évolutions des prix, l’acheteur qu’elle que soit son statut social, arrive quant même à contrôler ses dépenses et à se fixer une règle de conduite, celle consistant à effectuer des achats pour juste s’assurer un minimum. C’est peut être cette prise de conscience qui a fait qu’en partie le marché est boudé, en plus de la qualité des marchandises soumises à la vente, d’une qualité qui laisse à désirer, plus particulièrement les fruits cédés à des prix excessivement chers sans tenir compte de la variété exposée.
En somme, il semblerait que le consommateur n’est plus otage des dysfonctionnement du marché en l’observant tout d’abord de prés avant d’engager une dépense l’érosion du pouvoir d’achat oblige.
M. Haddadi
