Parallèlement à l’extraction provisoire du tout venant par les entreprises publiques (EB Cosider et Hydrotechnique) sous autorisation exceptionnelle du wali de Boumerdès et ce dans le cadre de la reconstruction et la prise en charge des effets du séisme du 21 mai 2003, la maffia du sable qui ne semble pas décamper des lieux prend place et persiste dans l’extraction illicite du sable. Nonobstant l’interdiction solennelle en la matière mise en avant par les pouvoirs publics. Ceci-dit, aujourd’hui, plus qu’avant, la sonnette d’alarme n’a de cesse d’être tirée, notamment par les autorités locales des communes sises aux abords de l’oued Sebaou à l’image de Baghlia dont le siège de l’APC, et la place du marche ainsi que de nombreuses habitations sont érigés à proximité de la rive, voire sur le lit de l’oued, surtout par rapport aux nappes phréatiques sources d’alimentation en AEP, de pas moins de 6 communes qui sont (Taouargua, Afir, Tigzirt, Dellys, Benchoud et Ouled Aïssa). En ce sens, selon le vice-président de la commune, l’eau qui fut captée jadis à 70 m, actuellement n’est disponible qu’à 150 m de profondeur, pour étayer ses appréhensions, notre interlocuteur nous cite l’exemple de la station de forage alimentant la commune d’Ouled Aïssa, dont le débit a nettement régressé et qui a dû être déplacée vers un autre endroit de l’oued. Enfin à l’état actuel des choses, la maffia du sable qui a le vent en pompe se cache derrière l’interdiction pour spéculer et surenchérir sur les prix du sable.
Saïd B.
