Les enseignants conctractuels de la wilaya de Bouira, un peu plus d’une centaine recensés l’année dernière dans les différents lycées par le coordinateur du Cnapest de la wilaya, sont toujours dans l’expectative quant au sort qui leur sera réservé pour cette rentrée scolaire 2009-2010. Parmi tous ces enseignants, certains exercent depuis une dizaine d’années. Ils ont parcouru l’ensemble des communes même celles les plus reculées de la wilaya et ce, alors que la situation sécuritaire n’était pas celle d’aujourd’hui. Présents à chaque concours organisé par la direction de l’éducation de Bouira, et même dans d’autres wilayas dans l’espoir d’être intégrés un jour, ces enseignants conctractuels n’en finissent pas de rencontrer les embûches semées sur leurs parcours. En effet, sinon comment expliquer qu’un licencié en histoire-géo, diplômé depuis 2003, et après avoir exercé durant 7 années tout en passant à chaque rentrée les concours de l’éducation n’ait toujours pas été retenu. « Etre titulaire d’une licence en histoire-géo ne me laisse guère l’opportunité de débouchés dans d’autres secteurs autre que l’éducation nationale. » Une phrase au goût amer qui revient sur toutes les lèvres des contractuels détenteurs de licences rêvant toujours d’intégrer le corps enseignant avec le statut de titulaire. Pour le coordinateur du Cnapest de la wilaya de Bouira, Zoubir Messaoudi, dira qu’il est temps que cette situation cesse. Selon ses propos, les syndicalistes du Cnapest qui se réuniront aujourd’hui, devraient aborder ce volet lors du conseil national, d’autant que le problème des enseignants conctractuels se pose avec acuité dans la wilaya de Bouira. Un problème devenu récurrent en cette période de l’année, aussi bien pour les enseignants que pour les élèves qui sont parfois privés de cours pendant plusieurs jours, le temps pour la direction de l’éducation d’affecter les professeurs aux postes vacants. Les élèves qui attendent des profs, des enseignants qui cherchent un poste, tel est le scénario habituel auquel la direction de l’éducation de Bouira est confrontée. Toutefois, et c’est une première cette année, les enseignants conctractuels de tamazight, sans exception, ont effectué leur rentrée au même titre que les enseignants titulaires. On se souvient que ce groupe d’enseignants conctractuels de tamazight avait défrayé la chronique en octobre 2007 lorsqu’ils avaient observé une grève de la faim devant la maison de la presse Tahar-Djaout. Les contractuels de tamazight n’ont toujours pas été intégrés malgré les multiples promesses des uns et des autres, notamment celles faites par certains responsables du ministère de l’Education nationale, mais il est fort probable que cela puisse se faire dans les prochains jours. Ce ne serait que justice pour ces enseignants qui ont été les pionniers dans l’enseignement de tamazight durant la dernière décennie, alors qu’aucun enseignant diplômé en la matière, n’avait été formé.
Hafidh B.
