Les nouvelles réformes instaurées par le département de l’Education nationale seraient une aventure vers l’inconnu et fera de nos apprenants d’éternels cobayes, ce qui conduira à des résultats incertains et mettra à genou les nouvelles reformes dans quelques années et comment puisqu’aucune étude sérieuse n’a été faite, on n’engage pas des réformes pour faire plaisir à x ou à y. Dans tous les cas, il y’ a plein de contradictions dans le projet initié par le ministère de l’Education, à commencer par ce qui est appelé allègrement des programmes et du volume horaire. Par le passé, les professionnels du secteur, les parents et même les élèves se plaignaient de la surcharge et pourtant les élèves n’avaient droit qu’à 5 heures de cours maximum par jour, du moins pour les élèves du primaire. Quant à la réforme de cette année, les potaches auront cours de huit heures à midi et de treize heures à 17 heures autrement dit 8 heures de cours par jour. Est ce que nous pouvons parler à ce moment d’allégement ? Les élèves peuvent-ils vraiment soutenir ce rythme jusqu’à la fin de l’année qui s’étalera à fin juin ?
Franchement, cela relèverait du miracle et ce ne sera pas les spécialistes en la matière qui soutiendront le contraire ! Bien sûr, on nous brandira la carte de la semaine à 4 jours et demi et d’un week end de deux jours en plus de l’après-midi du mardi. Seulement les enfants n’entendront pas la chose de cette oreille car les chérubins ne sont pas des ouvriers de chantier, ils ont besoin d’apprendre tous les jours et de jouer également tous les jours, un enfant ne peut tout simplement pas maintenir sa concertation pendant huit heures successives et surtout lorsque l’on sait que nos écoles n’ont pas les moyens (stade, labo, atelier…) pour programmer des activités censées maintenir le rythme et la concentration. Pour ceux qui veulent l’oublier et bien il faut savoir que la plupart de nos établissements sont fait uniquement de salles de classes sans aucune autre commodité alors les enseignants auront toutes les peines du monde à maintenir leurs élèves en classe pendant toute la journée. Quant à l’efficacité de leur action et au rendement pédagogique, il faut s’attendre à trop peu de chose.
Revenons maintenant du côté des enseignants, eux aussi ne pourront en aucune manière être performant à longueur de journée, certains diront que ces enseignants sont des fonctionnaires, qu’ils se débrouillent. Grosse bévue, car les enseignants ne sont pas des fonctionnaires comme les autres ; un administrateur peut rater un papier, une opération un courrier quelconque, il est facile d’y remédier mais quand un enseignant rate un cours, il est difficile de réparer les dégâts.
Un enseignant, c’est un éducateur qui a entre ses mains l’avenir de toute la nation, c’est pour cette raison qu’il n’a pas droit à l’erreur et c’est pour cette raison également qu’il est impératif de le ménager et de ne pas le submerger.
Dans tous les cas, les reformes engagées et décidées par le secteur sans avoir pris soin de connaître l’avis des professionnels dudit secteur sont parties pour faire appel à d’autres reformes qui à leur-tour feront appel à de nouvelles reformes et ainsi de suite, c’est ce que les spécialistes appellent du bricolage.
Une chose est sûre, le tablier des filles sera rose, celui des garçon bleu comme ceux des ouvriers. Le bleu de travail pour tous les Algériens, écolier comme travailleur, à la bonheur ! ou à la bonne heure ?
Hocine T.
