S’il y a une commune où aucun projet de locaux commerciaux dans le cadre de cent locaux par commune initié par le président de la République n’est encore concrétisé, elle ne peut être qu’à Aït Yahia Moussa.
Pour connaître les raisons de ce retard, nous avons contacté le maire de cette municipalité. « Le projet des trente-sept locaux lancés au sein de l’ex-marché sont en cours. L’entreprise travaille sans arrêt. Tandis que le projet des quarante-sept, il est en butte à quelques problèmes tel le permis et autres formalités », nous a-t-il répondu. Pourtant, cette commune en a véritablement besoin quand on sait qu’au chef-lieu, les quelques commerces ouverts ici et là sont abrités par des locaux privés. « Nous attendons avec impatience ces locaux. A Aït Yahia Moussa, il n’est pas facile de trouver un local pour lancer une quelconque activité », nous a dit un jeune informaticien voulant ouvrir un cybercafé. Certes, ces locaux vont apporter un plus pour cette municipalité, mais certains présidents de comités de villages pensent que cette opportunité doit être offerte aussi aux jeunes chômeurs des zones rurales. « Pourquoi ne réalise-t-on pas quelques locaux dans les grands villages ? La chance peut être donnée aux jeunes d’y lancer leurs activités diverses », a estimé un président d’une association optimiste de réussir un telle opération. L’idée est bonne, mais là aussi, se pose un problème : il s’agit de l’inexistence d’assiettes foncières communales dans les villages. « Déjà, au chef-lieu, il faut peiner pour trouver un site. Je ne sais pas si c’est facile de trouver des terrains dans les villages quand il n’y a même pas de place pour y construire un foyer pour jeunes, une unité de soins ou encore une école », a a jugé pour sa part une source proche de l’APC.
Amar Ouramdane
