Les employés de la polyclinique de Barbacha, structure reliée à l’EPSP d’El Kseur, ont observé hier un débrayage d’une demi-journée en guise de soutien à leur collègue médecin ayant fait l’objet d’une agression physique la veille lors d’une permanence nocturne et aussi pour dénoncer l’état d’insécurité qui règne dans ces structures sanitaires des zones rurales. La victime qui assurait sa garde dans la nuit de mardi à mercredi passé au niveau du PU de cette polyclinique a été agressé vers minuit par un homme accompagnateur d’une patiente suite à une altercation verbale, il n’a dû son salut qu’à l’intervention des autres employés qui étaient présents sur les lieux.
Dans la matinée d’hier, les autorités locales, dont le chef de daïra de Barbacha, un adjoint au maire, le directeur de l’EPSP d’El Kseur et les éléments de la gendarmerie étaient sur les lieux. Un rapport a été déposé par la victime et une enquête est déclenchée pour élucider les circonstances des faits. De leur côté, les syndicats des médecins et des paramédicaux dénoncent ces actes d’agression et interpellent encore une fois les pouvoirs publics et les responsables de la santé pour mettre fin à ce phénomène qui a pris de l’ampleur et dont la facture est directement payée par les hospitaliers, tous corps confondus. L’éradication de ces agressions dans les établissements d’utilité publique est à la charge de l’Etat, a déclaré le vice-président de l’APC, qui propose d’ailleurs l’installation d’une ligne téléphonique dans cette structure pour une intervention rapide des services de sécurité en cas de nécessité. L’on vient d’apprendre aussi que le directeur de deux gardiens de nuit de la maison de jeunes de cette municipalité ont été agressés par un intrus en état d’ivresse durant la nuit du lundi dernier. Une plainte été déposée et l’un des gardiens agressés s’en est sorti avec 20 jours d’incapacité physique.
Il est à noter que la commune de Barbacha ne dispose d’aucun corps de sécurité en son sein et ce depuis les évènements de Kabylie.
N. T.
